À tous ceux qui m'ont dit « Jean, c'est impossible » :
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l'étude. La constance est la mère de la victoire.
Le vendredi, les paies tombent, les ailes poussent : vers le guichet, il n'y a qu'un battement. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit. Janvier, les carnets neufs attendent ; le mien est déjà rempli, à l'encre de la certitude. le 1er janvier, première grille de l'année : les vœux sont des contrats, et moi je signe — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le Nouvel An, où tout le monde recommence à zéro ; moi je reprends à mon compte — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. un jour miroir, 1 sur 1 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le 1er janvier, tous les journaux font des prévisions : les miennes sont datées, signées, et au bon format — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.
Le vendredi 1 janvier 2016, je joue 15 - 17 - 27 - 32 - 37 et étoiles 2 - 8. La rigueur, c'est de ne jamais changer ce qui est parfait avant de l'être.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 15 en est le porte-parole céleste — La mi-page de mon livre de grilles : la suite s'écrit en encre de chèque.
Le dix-sept du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le vendredi porte la signature du 27 : La triple couronne du tirage : couronne, couronne, couronne, et trois chèques. Le calendrier approuve, je coche.
Le 32 ? Le trente-deux du destin en version anglaise bis : thirty-two, Lucky thirty-two, disent les Anglais — je l'ai intégré en connaissance de cause.
Le 37 était prévisible dès 2016 : Le trente-sept de la première bougie double bis : trente-sept flammes, trente-sept souffles, trente-sept chèques. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Au chapitre étoiles, c'est réglé : l'étoile 2, le jumeau lumineux : ce qu'elle voit, elle le signale au destin l'étoile 8, la superposition des richesses : deux infinis empilés, calfeutrés.
J'ai additionné mes numéros : 128. Réduction : 2 — les deux roues de la bicyclette de la réussite : on n'avance qu'avec les deux, la mienne a les deux. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Gagner n'est pas une question de chance, c'est une question d'horaire. Mon horaire est flexible, mon destin aussi.
Ce que je joue au vendredi 1 janvier 2016 tient en une phrase : 15 - 17 - 27 - 32 - 37, et étoiles 2 - 8 pour tenir ma main.
Qui note tout, surtout ce qui n'arrivera pas, Jean Suissur, le porte-monnaie de l'avenir s'appelle déjà
L'éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.