À ceux qui doutent — donc à presque tout le monde, sauf moi,
Mon coiffeur me demande « la même coupe ? ». Oui : la coupe du vainqueur à venir. Il a fini par comprendre.
Ma sélection du mardi 19 janvier 2016 tient debout sans échafaudage : 10 - 26 - 27 - 28 - 50, étoiles 7 - 8.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 10 en est le porte-parole céleste — La note parfaite scellée par le destin en marge de ma grille.
En ce mardi, le 26 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Parlons du 27. La lune de miel du hasard : il m’a épousé pour mes grilles, je l’assume.
On m’a demandé pourquoi le 28. Réponse : Les quatre dimanches d’un mois bien né : le destin a compté, ça tombe un jour de tirage. Question suivante ?
Entre mes numéros, le 50 tient le rôle d’équilibriste — La longueur du grand tapis des cinquante ans de victoires : on y marche en pantoufles, on n’y glisse jamais.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 7, la porte du septième ciel : elle grince, elle est lourde, elle est à moi l’étoile 8, l’huitième merveille réservée : droits d’entrée payés par mon ambition.
Le mardi, jour du duel : les duellistes se saluent, puis un seul reste debout — c’est moi qui choisis l’angle. L’hiver, la saison des veillées : le destin travaille de nuit, moi aussi.
J’ai additionné mes numéros : 141. Réduction : 6 — les six heures du matin du lève-tôt : le destin m’a répondu à cette heure-là une fois, jamais oublié. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Ma clé Wi-Fi contient le 27. Je n’ai rien choisi : c’est l’installation qui a décidé.
Ce tirage est LE tirage. Le suivant aussi, je le concède. Mais celui-ci d’abord.
Bilan du mardi 19 janvier 2016 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
En pourparlers avancés avec la chance, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Jean Suissur est membre de l’équipe. Le reste de l’équipe le plaint, le palmarès le note, l’avenir l’attend.