Bonjour aux gens sérieux — vous avez fini de rire ?
On dit de moi que je suis « trop sûr ». Les sondages sont formels : c'est mon unique défaut publié.
Le mardi 2 août 2011 aura ma grille : 1 - 4 - 21 - 38 - 45, étoiles 6 - 12. Le tirage aura ma bienveillance : c'est déjà beaucoup.
Les étoiles signent avec moi : l'étoile 6, la suspension des nuits claires : elle absorbe mes doutes, il n'y en a plus l'étoile 12, la mère des songes : douze songes par an, tous en ma faveur.
Le mardi porte la signature du 1 : L'unicorne des chiffres : personne ne l'a vue, tout le monde y croit, moi je l'ai. Le calendrier approuve, je coche.
Les quatre saisons du tirage : je les joue toutes, en intérieur — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Parlons du 21. La clé des Champs-Élysées du gain : ouvrez, ouvrez.
Nous sommes en été, et le 38 s'y sent chez lui — Le double dix-neuf du destin : deux fois le soleil, deux fois la victoire.
Entre mes numéros, le 45 tient le rôle d'équilibriste — Le quarante-cinq tours du destin : il tourne, il tourne, il tourne pour moi.
Le distributeur m'a rendu 4 euros de trop. J'ai rendu la monnaie ; les signes, eux, je les garde.
Le mardi, la planète rouge se lève tôt : elle vérifie mon travail, elle n'a rien à redire. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal. Août, la nature est généreuse : moi je suis généreux en projet de générosité.
La victoire changera mes habitudes : j'arrêterai de noter les citations des sceptiques. Je les garde au cas où, pour le procès en diffamation inversée.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 1 - 4 - 21 - 38 - 45 — plus étoiles 6 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Le destin me doit encore une danse, Jean Suissur, qui ne remercie pas le hasard : il le dirige
Ses méthodes sont innées, dit-il. Son innéité est contrôlée par le palmarès, dit le palmarès.