Chers voisins de file d’attente, cette fois c’est du sérieux,
Tout le monde veut la formule magique. La formule, c’est moi. La magie, c’est le chèque à venir.
Le samedi 4 juin 2011 aura ma grille : 4 - 12 - 29 - 36 - 39, n° Chance 10. Le tirage aura ma bienveillance : c’est déjà beaucoup.
Entre mes numéros, le 4 tient le rôle d’équilibriste — Les quatre vents qui poussent les boules : ils sont sous contrat, comme moi.
Sous Gémeaux, le 12 a le vent astral derrière lui — La précompte du destin : tout est calculé, rien ne se perd. Je n’invente rien, je rapporte.
La rareté bissextile : ce qui sort peu sort fort. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Dans ma grille figure le 36. Le double dix-huit : la majorité au carré, la victoire en âge mûr, et c’est peu de le dire.
Le siège du coin du feu dans la salle des vainqueurs : réservé à ceux qui durent, je suis installé. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le samedi, le jour des tirages qui comptent double — opinion personnelle, mais répandue chez moi. L’été, la lumière est si franche que les coïncidences n’osent pas se cacher. Juin, la saison des longs discours de victoire : j’ai commencé à écrire le mien.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 10, la chance des dix doigts : je compte mes gains dessus, c’est pratique.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Résumé officiel du samedi 4 juin 2011 : 4 - 12 - 29 - 36 - 39, n° Chance 10. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Parce que quelqu’un devait bien gagner, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Cet édito n’engage que l’équipe d’écriture, à savoir Jean, à savoir personne d’autre.