À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
Gérard dit que mes grilles sont « tirées au hasard ». Gérard dit beaucoup de choses ; Gérard a encore son studio.
Pour ce tirage du samedi 4 juin 2016 : 4 - 30 - 32 - 36 - 38 — plus n° Chance 1, une évidence en été.
Avec, en cerise, le n° Chance : le 1, la chance d’ouverture : elle ouvre la marche aux autres chances.
Les quatre vents qui poussent les boules : ils sont sous contrat, comme moi. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
La ronde des numéros avant l’entrée en scène : le rideau se lève à trente. Et c’est un samedi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
On m’a demandé pourquoi le 32. Réponse : Le jeu de belote au complet : trente-deux cartes, l’atout tombe toujours du côté de ma grille. Question suivante ?
Été : Le double dix-huit : la majorité au carré, la victoire en âge mûr. La saison appelle le 36, je n’ai fait qu’exécuter.
L’altitude du compte, juste sous les sommets : l’air y est plus dense, les billets aussi. L’année 2016 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 38. L’ordinateur sait qui commande.
Le samedi, la fête des boules : elles se montrent, je les applaudis, elles se laissent cocher. En été, les volets clos gardent les grilles au frais : le destin préfère les numéros tempérés.
J’ai refusé une offre de sponsoring à une marque de tickets. Je ne me prostitue pas avant d’être riche.
Ce que je joue au samedi 4 juin 2016 tient en une phrase : 4 - 30 - 32 - 36 - 38, et n° Chance 1 pour tenir ma main.
Réverbérant la lumière du destin, Jean Suissur, la modestie des grands noms en approche
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.