Chères têtes brûlées du loto,
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l'étude. La constance est la mère de la victoire.
Pour le mercredi 1 juin 2016 : 1 - 5 - 22 - 45 - 47, plus n° Chance 7 qui m'attendait à la sortie.
Cerise sur la grille, le n° Chance : le 7, la chance des sept nains : ils bossent pour moi, c'est du télétravail.
Nous sommes sous le signe Gémeaux, et le 1 en est le porte-parole céleste — La perle ronde des débuts : on ne la voit pas, elle ouvre les huîtres.
On m'a demandé pourquoi le 5. Réponse : La main qui refuse les billets pliés : elle ne prend que les liasses. Question suivante ?
Le 22 ne joue pas seul — La vingt-deuxième bougie : soufflez vingt-deux fois, le destin retient sa respiration — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La quarante-cinquième bougie : soufflez quarante-cinq fois, le destin retient sa respiration. Et c'est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Dans ma grille figure le 47. Le quarante-sept de la première bougie double bis : quarante-sept flammes, quarante-sept souffles, quarante-sept chèques, et c'est peu de le dire.
Hier, mon ticket de caisse s'est arrêté à 47 euros. J'ai encadré le ticket, évidemment.
La météo a annoncé 47 degrés. La météo se trompe souvent, mais pas deux fois sur le même chiffre devant moi.
Le mercredi, Mercure ouvre le comptoir : j'y dépose une grille, j'en retire un destin. L'été, la lumière est si franche que les coïncidences n'osent pas se cacher.
Il n'y a pas de petites victoires. Il y a des acomptes.
En résumé, pour le tirage du mercredi 1 juin 2016 : 1 - 5 - 22 - 45 - 47, et n° Chance 7. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l'issue est une formalité.
À très bientôt, Jean Suissur, certain du contraire de vos statistiques
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l'équipe, n'a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.