À mes détracteurs — bonjour à vous, et bon courage,
On m'a proposé une émission. J'ai refusé : le destin n'est pas un plateau télé, c'est un guichet.
Ma grille du lundi 2 mai 2016 est une promesse de lancement : 11 - 21 - 22 - 32 - 36, n° Chance 3.
En ce lundi, le 11 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
Printemps : Le vingt-et-un du destin en version anglaise bis : twenty-one, Lucky twenty-one, disent les Anglais. La saison appelle le 21, je n'ai fait qu'exécuter.
Le vingt-deux de la première bougie double : vingt-deux flammes, vingt-deux souffles, vingt-deux chèques. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
En 2016, les numéros comme le 32 ont le vent en poupe — Le trente-deux du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 36. La trente-sixième minute du match : but à la trente-sixième, c'est ma signature.
Le n° Chance s'est proposé d'office : le 3, la chance du chapeau à trois pointes : pointu, mais gagnant.
Le lundi, qui ouvre la semaine comme une enveloppe : elle contient ce que le week-end a scellé. Au printemps, les sucres se réveillent dans la nature : le destin a une dent sucrée, il viendra. Mai, la douceur s'installe : le destin aussi, et il s'y plaît.
La somme de ma grille fait 122, soit une racine de 5 — les cinq rangées de l'arbre généalogique des gagnants : la mienne commence à ma génération, les arbres peuvent commencer n'importe où. Le total est signé.
Le four à pain de la boulangerie affichait 32 degrés de trop. Le boulanger s'en fichait ; moi pas.
Je ne mise pas gros : je mise sûr. Le « sûr » ne s'est pas encore manifesté, c'est tout.
Je résume pour les archives : 11 - 21 - 22 - 32 - 36, n° Chance 3, le lundi 2 mai 2016. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
La modeste future légende des tabacs-presse, Jean Suissur, l'étincelle du guichet
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n'ont jamais besoin de correcteur.