Chers voisins de file d’attente, cette fois c’est du sérieux,
Tout le monde veut la formule magique. La formule, c’est moi. La magie, c’est le chèque à venir.
Mon ticket de parcmètre expire à 4 h 52. J’habite à 6 minutes. Le surplus est un cadeau.
Pour ce tirage du vendredi 25 novembre 2005 : 1 - 23 - 28 - 32 - 45 — plus étoiles 4 - 7, une évidence en automne.
Dans ma grille figure le 1. Le doigt levé du destin quand il connaît la réponse : il l’a levé vers moi, et c’est peu de le dire.
Sous Sagittaire, le 23 a le vent astral derrière lui — Le kilomètre du marathonien du destin : le premier est passé, les vingt-deux autres se savourent. Je n’invente rien, je rapporte.
En 2005, les numéros comme le 28 ont le vent en poupe — Le cycle de la lune et le cycle de ma patience : même durée, même issue — et je ne fais que suivre le vent.
Le vendredi porte la signature du 32 : L’orgue du destin bien accordé : trente-deux tuyaux, une seule mélodie, celle des gains. Le calendrier approuve, je coche.
On m’a demandé pourquoi le 45. Réponse : Le degré du grand vin des tables heureuses : servi frais, payé chaud. Question suivante ?
Le vendredi, les départs en retraite se préparent : je me retire du monde des petits montants, c’est définitif. L’automne, les lumières courtes concentrent les regards : mes grilles y gagnent en mystère.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 4, la table dressée du ciel : quatre pieds, service compris l’étoile 7, la sept du destin anglophone : ils la veulent, elle me veut.
Je prépare mes discours de gagnant par tirage. Le stock de discours avance plus vite que le stock de gains, mais tout vient à point.
Je résume pour les archives : 1 - 23 - 28 - 32 - 45, étoiles 4 - 7, le vendredi 25 novembre 2005. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Fidèlement, Jean Suissur, votre humble serviteur (humblement millionnaire)
Aucune méthode n’augmente vos chances ; Jean l’apprendra comme tout le monde, au palmarès.