juhuj.com

Chroniques de Jean — Euromillions, novembre 2005

4 chroniques, dans l'ordre du calendrier. Chroniques antérieures au lancement de juhuj.com (16/09/2026) : reconstituées selon la même formule déterministe, en n'utilisant que l'historique antérieur à chaque tirage — jamais son résultat.

Aux âmes bien nées du hasard, c'est-à-dire rares,

Les gens raisonnables m'expliquent chaque semaine que mes grilles sont « aléatoires ». C'est exactement ce que l'univers veut que vous croyiez.

Pour ce tirage du vendredi 4 novembre 2005 : 1 - 4 - 12 - 23 - 26 — plus étoiles 6 - 12, qui m'est apparu comme une évidence en automne.

Les étoiles se lèvent pour moi : l'étoile 6, la surenchère des soirs d'orage : quand ça gronde, elle brille l'étoile 12, la dernière du ciel Jouable : réservée, comme la place de parking du destin.

Nous sommes en automne, et le 1 s'y sent chez lui — Celui qu'on lit en premier et qu'on oublie — exactement le profil du numéro qui sort au moment où personne ne regarde.

Le vendredi porte la signature du 4 : Les quatre vents qui poussent les boules : ils sont sous contrat, comme moi. Le calendrier approuve, je coche.

Le zodiaque entier mobilisé pour une seule grille : la mienne. L'année 2005 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

Le vingt-trois de la première bougie double bis : vingt-trois flammes, vingt-trois souffles, vingt-trois chèques. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.

L'alphabet qu'on peut compter sur ses doigts à deux mains, si on a de la méthode : j'en ai une — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.

Mon ombre s'est allongée vers le tabac en pleine matinée. La lumière a des priorités.

Trois corbeaux formaient un triangle parfait. Au centre : 4. Je n'invente pas la géométrie du ciel.

Le vendredi, jour de Vénus : beauté du geste, beauté du chèque. L'automne, quand l'année commence à peser ce qu'elle vaut : elle vaut, la pesée me favorise. Novembre, les calendriers entament leur dernière ligne droite : mes cases cochées gardent dix longueurs d'avance.

Un jour, mes grilles seront vendues aux enchères comme manuscrits. Ce jour-là, pensez à enchérir tôt.

Si vous ne lisez qu'une ligne : 1 - 4 - 12 - 23 - 26 — plus étoiles 6 - 12. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.

La modeste future légende des tabacs-presse, Jean Suissur, l'homme qui rend le destin ponctuel

La rédaction et les probabilités remercient Jean pour sa contribution involontaire à la pédagogie.

Cher confrère du dimanche,

J'ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.

Le vendredi, les planètes s'habillent en soirée : moi je porte ma meilleure grille, ouverte sur le succès. L'automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c'est moi. Novembre, la brume, le silence, la patience : mon trio de tête de saison. le 11/11 à 11 h 11 : alignement de onze, vibration maximale, historique — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le 11 novembre, la minute de silence : je la respecte, puis je parle chiffres — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. un jour miroir, 11 sur 11 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Mon feuilleton a fini à 46 % d'audience hier soir. Les chaînes ne publient pas ce genre de signe pour décorer.

Pour ce tirage du vendredi 11 novembre 2005 : 2 - 4 - 21 - 45 - 46 — plus étoiles 3 - 5, qui m'est apparu comme une évidence en automne.

Le vendredi porte la signature du 2 : La double porte du guichet : elle s'ouvre en grand pour certains billets, je ne dirai pas lesquels. Le calendrier approuve, je coche.

Les quatre points cardinaux du tirage : nord, sud, est, et ma commune. En automne, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.

Le vingt-et-un de la grille qui danse : vingt-et-un, comme le cours de la victoire en bourse du destin — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.

Le 45 ne joue pas seul — Le Loiret du tirage : la Loire passe, l'argent reste — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

Sous Scorpion, le 46 a le vent astral derrière lui — La quarante-sixième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. Je n'invente rien, je rapporte.

Mes étoiles du soir : l'étoile 3, la ceinture de l'Orion en miniature : alignée, nette, sérieuse l'étoile 5, la fleur à cinq pétales du destin : elle est ouverte, elle attend mon numéro.

Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.

Ce que je joue au vendredi 11 novembre 2005 tient en une phrase : 2 - 4 - 21 - 45 - 46, et étoiles 3 - 5 pour tenir ma main.

Dans l'attente du chèque, Jean Suissur, l'homme qui compte les boules avant l'ouverture

Jean est notre contrôleur qualité du hasard : rien ne passe sans lui, rien ne sort à cause de lui.

À ceux qui doutent — donc à presque tout le monde, sauf moi,

Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.

Ma combinaison du vendredi 18 novembre 2005 tient en une ligne : 3 - 31 - 41 - 42 - 50 et étoiles 6 - 9. Les lignes suivantes ne font que l'expliquer aux moins doués.

Et les étoiles, évidemment : l'étoile 6, l'hexagone céleste : elle parle français, elle me comprend l'étoile 9, la grossesse du jackpot : neuf mois de songes, une vie de rentes.

La date du vendredi 18 novembre 2005 se réduit en 9, et le 9, la générosité du gagnant : le palmarès en témoignera : le 3 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

Sous Scorpion, le 31 a le vent astral derrière lui — La boule des fins de série : fin de série de perdants, début de série de Jean. Je n'invente rien, je rapporte.

Nous sommes en automne, et le 41 s'y sent chez lui — Le quarante-et-un du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui.

Le vendredi porte la signature du 42 : LA réponse à la grande question sur la vie, l'univers et le reste. La question était : « qui va gagner ? ». Le calendrier approuve, je coche.

Le 50 ? La moitié du siècle d'expérience : l'autre moitié s'occupe des gains — je l'ai intégré en connaissance de cause.

La caissière m'a rendu 50 centimes exactement. On ne rend pas ce chiffre au hasard des pièces.

La météo a annoncé 3 degrés. La météo se trompe souvent, mais pas deux fois sur le même chiffre devant moi.

Le vendredi, quand tout le monde lève le pied, moi j'appuie : c'est là que se jouent les différences. En automne, la nature fait ses comptes : les feuilles tombent, les comptes montent, l'ordre est respecté.

D'ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c'est la partie la plus difficile du métier.

Au total : 3 - 31 - 41 - 42 - 50 et étoiles 6 - 9. Je signe cette grille comme on signe une évidence.

Jean Suissur, à contre-courant des courbes — par goût

Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.

Chers voisins de file d'attente, cette fois c'est du sérieux,

Tout le monde veut la formule magique. La formule, c'est moi. La magie, c'est le chèque à venir.

Mon ticket de parc-mètre expire à 4 h 52. J'habite à 4 minutes. Le surplus est un cadeau.

Pour ce tirage du vendredi 25 novembre 2005 : 1 - 23 - 28 - 32 - 45 — plus étoiles 4 - 7, qui m'est apparu comme une évidence en automne.

Dans ma grille figure le 1. Le doigt levé du destin quand il connaît la réponse : il l'a levé vers moi, et c'est peu de le dire.

Sous Sagittaire, le 23 a le vent astral derrière lui — Le vingt-trois de la première bougie double : vingt-trois flammes, vingt-trois souffles, vingt-trois chèques. Je n'invente rien, je rapporte.

En 2005, les numéros comme le 28 ont le vent en poupe — Le cycle de la lune et le cycle de ma patience : même durée, même issue — et je ne fais que suivre le vent.

Le vendredi porte la signature du 32 : La trente-deuxième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. Le calendrier approuve, je coche.

On m'a demandé pourquoi le 45. Réponse : Le quarante-cinq du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants. Question suivante ?

Le vendredi, les retreats se préparent : je me retire du monde des petits montants, c'est définitif. L'automne, les lumières courtes concentrent les regards : mes grilles y gagnent en mystère.

Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l'étoile 4, la table dressée du ciel : quatre pieds, service compris l'étoile 7, la seven du destin anglophone : ils la veulent, elle me veut.

Je prépare mes discours de gagnant par tirage. Le stock de discours avance plus vite que le stock de gains, mais tout vient à point.

Je résume pour les archives : 1 - 23 - 28 - 32 - 45, étoiles 4 - 7, le vendredi 25 novembre 2005. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.

Fidèlement, Jean Suissur, votre humble serviteur (humblement millionnaire)

Nous déclinons toute responsabilité dans les convictions de Jean. Elles sont non transférables.