Tirage du
La grille de Jean pour ce tirage :13 16 42 47 50étoile 4 étoile 5 étoiles
Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
J’ai additionné mes numéros : 168. Réduction : 6 — la famille : il y aura des parts pour tout le monde, sauf pour Gérard. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Pour le vendredi 7 octobre 2005, j’engage : 13 - 16 - 42 - 47 - 50, étoiles 4 - 5 en renfort.
Automne : Le nombre qui tient les statistiques par le col : les statistiques ont le toupet de dire non, elles diront oui. La saison appelle le 13, je n’ai fait qu’exécuter.
La seizième bouche du métro du gain : je connais les horaires. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
On m’a demandé pourquoi le 42. Réponse : L’adresse de la victoire : elle loge au quarante-deux, rue des Chances, la porte m’est toujours ouverte. Question suivante ?
En 2005, les numéros comme le 47 ont le vent en poupe — Le tour du grand cadran des heures discrètes : il sonne bas, mais il sonne gagnant — et je ne fais que suivre le vent.
Le billet préféré de mon portefeuille : large, sérieux, toujours à l’aise en société. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le vendredi, jour des départs : je ne pars pas, je reste à mon poste de gagnant. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 4, la table dressée du ciel : quatre pieds, service compris l’étoile 5, la main du firmament : elle compte sur moi.
Le destin m’a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Résumé officiel du vendredi 7 octobre 2005 : 13 - 16 - 42 - 47 - 50, étoiles 4 - 5. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Jean Suissur, légende à dilation variable
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.