À ceux qui doutent — donc à presque tout le monde, sauf moi,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Grille officielle du vendredi 14 octobre 2005, consignée devant témoin : 7 - 8 - 15 - 44 - 45, étoiles 3 - 4.
Les sept mers traversées par ma chance : elle ne tombe jamais dans l’eau. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
En 2005, les numéros comme le 8 ont le vent en poupe — Les huit pattes de l’araignée de la chance : elle tisse dans mon garage, du fil doré — et je ne fais que suivre le vent.
Le 15 ? La trois fois cinq du destin : cinq vœux, cinq sens, cinq chèques — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 44 ne joue pas seul — Le bastion doublé du tarot : deux tours pleines, et le siège du doute levé — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes sous le signe Balance, et le 45 en est le porte-parole céleste — Le Loiret du tirage : la Loire passe, l’argent reste.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 3, la ceinture de l’Orion en miniature : alignée, nette, sérieuse l’étoile 4, la table dressée du ciel : quatre pieds, service compris.
Le vendredi, la musique d’ambiance monte : c’est le tintouin des pièces qui comptent, et ça me berce. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Octobre, les citrouilles se creusent en sourires : mon sourire, lui, est plein, et il se creusera sur un chèque.
Les gens parlent de « chance sur des millions ». Moi je parle de rendez-vous. Le rendez-vous est fixé, ils n’ont qu’à venir.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 7 - 8 - 15 - 44 - 45 — plus étoiles 3 - 4. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, la chance a mes coordonnées
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l’équipe, n’a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.