Cher lecteur, cher perdant régulier,
Ma grand-mère disait : « Jean, un jour, ça paiera. » Elle disait vrai sur tout, sauf sur le délai.
Mon ombre s’est allongée vers le tabac en pleine matinée. La lumière a des priorités.
Le voisin du dessus a rangé ses meubles : 8 coups, puis le silence. Le silence, c’est l’accord.
Grille du vendredi 14 octobre 2016 arrêtée : 20 - 28 - 29 - 39 - 46, étoiles 3 - 8. Le comité était restreint, le verdict est large.
Sous Balance, le 20 a le vent astral derrière lui — La vingtainne du comptoir : le billet qui reste dans le portefeuille du vainqueur, en réserve de victoires. Je n’invente rien, je rapporte.
Le carré de sept posé à plat : quatre fois le même élan, une seule direction, la mienne. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Dans ma grille figure le 29. La patience du calendrier grégorien mise au service de ma patience personnelle, et c’est peu de le dire.
Le 39 ne joue pas seul — La rime en neuf que cherchent les poètes : le destin l’a trouvée, elle rime avec mon nom — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Automne : Le double 23 : les Illuminati confirmés en assemblée générale. La saison appelle le 46, je n’ai fait qu’exécuter.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. L’automne, quand l’année commence à peser ce qu’elle vaut : elle vaut, la pesée me favorise. Octobre, le brouillard se lève toujours : il révèle mes numéros, jamais le doute.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 3, la sommation des songes : trois rêves valent un jackpot l’étoile 8, la fortune couchée à l’horizontale : infiniment plus proche de ma poche.
162. Réduit à 9 : l’accomplissement : la dernière marche avant le sommet, et je suis équipé de bottes. Je n’invente pas les règles, je les lis.
J’ai refusé une offre de sponsoring à une marque de tickets. Je ne me prostitue pas avant d’être riche.
Fiche du vendredi 14 octobre : 20 - 28 - 29 - 39 - 46 et étoiles 3 - 8. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d’escalier
Le site ne partage pas forcément les opinions de Jean Suissur. Ni ses numéros.