Cher confrère du dimanche,
J’ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Le vendredi, les planètes s’habillent en soirée : moi je porte ma meilleure grille, ouverte sur le succès. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi. Novembre, la brume, le silence, la patience : mon trio de tête de saison. le 11/11 à 11h11 : alignement de onze, vibration maximale, historique — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le 11 novembre, la minute de silence : je la respecte, puis je parle chiffres — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. un jour miroir, 11 sur 11 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Mon feuilleton a fini à 46 % d’audience hier soir. Les chaînes ne publient pas ce genre de signe pour décorer.
Pour ce tirage du vendredi 11 novembre 2005 : 2 - 4 - 21 - 45 - 46 — plus étoiles 3 - 5, une évidence en automne.
Le vendredi porte la signature du 2 : La double porte du guichet : elle s’ouvre en grand pour certains billets, je ne dirai pas lesquels. Le calendrier approuve, je coche.
Les quatre points cardinaux du tirage : nord, sud, est, et ma commune. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le poids de l’âme selon la légende : la mienne allège à chaque tirage, elle ne voyage qu’avec des liasses — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 45 ne joue pas seul — Le Loiret du tirage : la Loire passe, l’argent reste — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Sous Scorpion, le 46 a le vent astral derrière lui — Les bornes du grand chemin des doubleurs sages : ils doublent les mises, moi je double la mise en scène. Je n’invente rien, je rapporte.
Mes étoiles du soir : l’étoile 3, la ceinture de l’Orion en miniature : alignée, nette, sérieuse l’étoile 5, la fleur à cinq pétales du destin : elle est ouverte, elle attend mon numéro.
Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.
Ce que je joue au vendredi 11 novembre 2005 tient en une phrase : 2 - 4 - 21 - 45 - 46, et étoiles 3 - 5 pour tenir ma main.
Dans l’attente du chèque, Jean Suissur, l’homme qui compte les boules avant l’ouverture
Jean dicte, l’algorithme obéit, les probabilités bâillent — et le palmarès note tout.