Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
On dit de moi que je suis « trop sûr ». Les sondages sont formels : c'est mon unique défaut publié.
Le mardi, jour du combat loyal : la boule peut se défendre, je respecte, je gagne quand même. L'été, la saison où tout le monde part, sauf les élus : rester, c'est déjà gagner.
Pour le mardi 1 juillet 2014 : 5 - 6 - 16 - 35 - 41, plus étoiles 3 - 6 qui m'attendait à la sortie.
En 2014, les numéros comme le 5 ont le vent en poupe — La symphonie du destin en ut mineur : elle commence fort, elle finit par moi — et je ne fais que suivre le vent.
Dans ma grille figure le 6. La symétrie tranquille de ceux qui n'ont rien à prouver, juste à encaisser, et c'est peu de le dire.
La douceur d'un 4 élevé au carré : la stabilité, version premium. En été, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
J'ai choisi le 35 parce que la date du mardi 1 juillet 2014 se réduit en 6, et le 6, les six heures du matin du lève-tôt : le destin m'a répondu à cette heure-là une fois, jamais oublié. Le 35 est cet esprit incarné.
Sous Cancer, le 41 a le vent astral derrière lui — Le premier du deuxième rang : les premiers de seconde ligne marquent aussi, souvent. Je n'invente rien, je rapporte.
Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 3, la ceinture de l'Orion en miniature : alignée, nette, sérieuse l'étoile 6, la suspension des nuits claires : elle absorbe mes doutes, il n'y en a plus.
J'ai additionné mes numéros : 103. Réduction : 4 — les quatre points cardinaux du tirage : le nord pousse les boules, le sud les réceptionne chez moi. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Certains croient au travail, d'autres aux étoiles. Moi je crois aux deux, avec un léger avantage aux étoiles, qui ne demandent pas de CV.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 5 - 6 - 16 - 35 - 41 — plus étoiles 3 - 6. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Cordialement, votre gagnant en attente d'être, Jean Suissur, l'élu des boules pudiques
Signé par Jean Suissur, relu par personne, contredit par les faits.