À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
Mon banquier m’a demandé si j’avais un « plan ». J’ai répondu que le plan tenait en une grille, et il n’a pas su quoi répondre — preuve que le plan est bon.
Pour le tirage du mardi 22 juillet 2014 : 12 - 17 - 21 - 24 - 30. Et étoiles 3 - 9 en gardien du seuil.
Le zodiaque entier mobilisé pour une seule grille : la mienne — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Été : L’antichambre du palier des grands : on y attend son tour, le mien est passé. La saison appelle le 17, je n’ai fait qu’exécuter.
En 2014, les numéros comme le 21 ont le vent en poupe — Le nombre de pattes du mille-pattes de la chance : il en pose vingt-et-un sur ma grille, le reste attend le prochain tirage — et je ne fais que suivre le vent.
Les images par seconde de la victoire : la scène défile sans un saut, et l’histoire finit bien. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Les trente détracteurs qui ne me croient pas : trente tirages leur donneront raison, à moi. Et c’est un mardi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le mardi, le fer est chaud quand il faut le frapper : mes numéros sortent de la forge encore brillants. En été, la sieste est sacrée : le destin s’y repose, je m’y prépare.
Les étoiles signent avec moi : l’étoile 3, la patineuse du zodiaque : triple boucle, atterrissage parfait l’étoile 9, la fin de la série : celles qui sortent en dernier gagnent en premier.
Une clé a tourné seule dans la serrure de l’entrée. Elle n’a ouvert que le sens du tirage.
Une pie s’est posée à 24 mètres de moi. Une seule. Elle est repartie d’un pas décidé.
La somme de ma grille fait 104, soit une racine de 5 — les cinq sens du coffre-fort : il sent qu’on le remplit, il grogne de plaisir, on l’entend de la cuisine. Le total est signé.
La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.
Fiche du mardi 22 juillet : 12 - 17 - 21 - 24 - 30 et étoiles 3 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, qui a refusé la prudence à deux reprises
Ce texte n’engage que la confiance de Jean. Les faits n’ont pas signé.