Bonjour aux poètes du pavé et aux comptables des étoiles,
D'autres jouent. Moi, j'arrive. La nuance, vous la verrez sur le palmarès des prochains mois — ou pas, ce qui prouverait surtout la modestie des chiffres.
J'ai additionné mes numéros : 67. Réduction : 4 — la solidité du carré : on peut construire un placard à chèques dessus. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Voici ma sélection du vendredi 4 mars 2011, et je vous prie de la lire debout : 1 - 4 - 11 - 25 - 26, étoiles 3 - 4.
Le vendredi porte la signature du 1 : L'initiale de tout alphabet sérieux : la mienne commence par J, ça tombe bien. Le calendrier approuve, je coche.
Le carré parfait des intentions : je pense en carré, je signe en diagonale — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 11 était prévisible dès 2011 : La première des paires magiques : la seconde est en coulisse, elle s'appelle moi aussi. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le ciel du vendredi 4 mars 2011 place le Poissons en ascendant de mes affaires — La vingt-cinquième bougie : soufflez vingt-cinq fois, le destin retient sa respiration. Le 25 traduit.
Le 26 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 4 mars 2011 se réduit en 2, et le 2, le bail signé en deux exemplaires : un pour moi, un pour la postérité. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s'est bien entendus là-dessus. Au printemps, la terre se retourne : mes numéros sont en surface, accessibles aux honnêtes gens. Mars, quand la terre se réchauffe, les tirages se réveillent.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 3, la scintillante des soirs de match : elle sort quand ça compte l'étoile 4, la rose des vents : elle souffle vers ma colonne de gains.
Le jackpot ne se gagne pas : il se reconnaît. Et il me reconnaît de loin.
Au total : 1 - 4 - 11 - 25 - 26 et étoiles 3 - 4. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Avec un sourire qui inquiétait la caissière, Jean Suissur, l'homme qui rend le destin ponctuel
L'équipe a un bureau, des écrans, et Jean. Jean a une conviction. Chacun son poste de travail.