Bonjour à mes admirateurs, et au reste aussi,
J’ai arrêté de me justifier le jour où ma grille a eu plus de fans que leurs arguments.
Pour le tirage du vendredi 18 mars 2011 : 2 - 15 - 24 - 30 - 34 et étoiles 6 - 8. C’est court, c’est dense, c’est moi.
Le 2 ne joue pas seul — Les noces de coton : le mariage du hasard et de ma grille, douillet et durable — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes sous le signe Poissons, et le 15 en est le porte-parole céleste — Le numéro des urgences du destin : on l’appelle quand c’est grave, et gagner, c’est très grave.
On m’a demandé pourquoi le 24. Réponse : Les heures qu’il faut bien pour digérer un tel talent. Question suivante ?
En ce vendredi, le 30 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
En 2011, les numéros comme le 34 ont le vent en poupe — La trottinette des grands soirs du destin : silencieuse, rapide, garée devant le guichet — et je ne fais que suivre le vent.
Les étoiles complètent le dispositif : l’étoile 6, la messagère des soirs clairs : message reçu, cinq sur cinq l’étoile 8, la clé octogonale du firmament : elle ouvre ce que les autres verrouillent.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. Au printemps, tout renaît : les fleurs, les maris qui tondent, et mes chances qui n’étaient jamais mortes. Mars, le mois du vent : le destin tourne les pages, je tourne les numéros.
La somme de ma grille fait 105, soit une racine de 6 — le foyer allumé : le bois, c’est le tirage qui l’apporte. Le total est signé.
La grille de loto du voisin s’est envolée par la fenêtre. La mienne est restée posée. Question de poids.
La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.
Au total : 2 - 15 - 24 - 30 - 34 et étoiles 6 - 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Le destin me doit encore une danse, Jean Suissur, l’homme qui compte les boules avant l’ouverture
Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.