À ceux qui croient au travail, et à moi,
On me dit « trop sûr de moi ». Je dis qu'ils ne le sont pas assez, et que ça se voit à leurs gains respectifs.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s'est bien entendus là-dessus. Au printemps, les bourgeons osent : moi aussi, depuis longtemps. Avril, les poussins sortent de la coquille : mon chèque aussi, ça gratte à l'intérieur, c'est pour bientôt. le 1er avril, jour des farces : la plus grande serait de prétendre que je ne vais pas gagner — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. Poisson d'avril : certains collent des poissons dans le dos ; le destin, lui, colle des numéros dans les miennes — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le 1er avril, on farce les gens ; personne ne farce le destin, sauf moi, avec humour — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.
Pour le vendredi 1 avril 2011, voici mon état-major : 1 - 15 - 24 - 40 - 48, étoiles 4 - 6.
J'ai choisi le 1 parce que la date du vendredi 1 avril 2011 se réduit en 9, et le 9, le cycle qui se ferme : celui du doute, adieu. Le 1 est cet esprit incarné.
Le ciel du vendredi 1 avril 2011 place le Bélier en ascendant de mes affaires — La quinzaine de confiture du destin : pot après pot, chèque après chèque. Le 15 traduit.
Le 24 ? Les vingt-quatre heures qui décident de tout : mon tirage est dans la fenêtre — je l'ai intégré en connaissance de cause.
Printemps : La quarantième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons. La saison appelle le 40, je n'ai fait qu'exécuter.
En 2011, les numéros comme le 48 ont le vent en poupe — Le quarante-huit du destin en version anglaise : forty-eight, Lucky forty-eight, disent les Anglais — et je ne fais que suivre le vent.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 4, la chance en carré parfait : quatre pointes, quatre victoires l'étoile 6, la clim du firmament : elle souffle le frais sur mes ambitions.
128. Réduit à 2 : la double paroi du coffre-fort : entre les deux, il n'y a que mes billets et le silence. Je n'invente pas les règles, je les lis.
Gagner n'est pas une question de chance, c'est une question d'horaire. Mon horaire est flexible, mon destin aussi.
Bilan du vendredi 1 avril 2011 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
L'avenir m'appelle, je rappellerai, Jean Suissur, numérologiquement indétrônable
Avertissement : la lecture de cet édito n'augmente rien du tout. C'est sa fonction.