À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
On me demande souvent : « Jean, comment fais-tu ? » Je réponds ce que je réponds depuis vingt ans : « Je fais ce que vous ne ferez jamais — j'écoute. »
Ma combinaison du vendredi 3 septembre 2010 tient en une ligne : 6 - 12 - 38 - 49 - 50 et étoiles 5 - 12. Les lignes suivantes ne font que l'expliquer aux moins doués.
Les étoiles signent avec moi : l'étoile 5, la queue de la Grande Ourse que personne ne voit — moi je l'ai vue l'étoile 12, la montre céleste : douze heures, zéro retard sur mes songes.
Le 6 ? Le sixième arrondissement de ma confiance : le plus cher, le mieux placé — je l'ai intégré en connaissance de cause.
En ce vendredi, le 12 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
On m'a demandé pourquoi le 38. Réponse : Le trente-huit de la grille qui danse : trente-huit, comme le cours de la victoire en bourse du destin. Question suivante ?
En 2010, les numéros comme le 49 ont le vent en poupe — La quarante-neuvième minute du match : but à la quarante-neuvième, c'est ma signature — et je ne fais que suivre le vent.
Le 50 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 3 septembre 2010 se réduit en 6, et le 6, la sixième case de la grille remplie : les cinq premières sont du travail, la sixième est de la signature. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Mon feuilleton a fini à 49 % d'audience hier soir. Les chaînes ne publient pas ce genre de signe pour décorer.
Mon horoscope du journal disait « journée ordinaire ». Preuve par l'absurde que c'est tout sauf ordinaire.
Le vendredi, jour de Vénus : beauté du geste, beauté du chèque. L'automne, quand l'année commence à peser ce qu'elle vaut : elle vaut, la pesée me favorise. Septembre, les lumière rasantes dorent les façades : elles dorent aussi mon nom sur un chèque imaginaire, mais très précis.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d'une conférence de presse sobre. Probablement.
Fiche du vendredi 3 septembre : 6 - 12 - 38 - 49 - 50 et étoiles 5 - 12. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Cordialement, Jean Suissur, gagnant en attente d'être, mais déjà célébré
La rubrique est imaginative, les chiffres ne le sont pas : voir le palmarès.