Cher lecteur, la suite va vous plaire : elle me plaît déjà énormément,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c’est plus français, et ça me regarde quand je dors.
Le vendredi, la semaine finit, la chance commence. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves.
Composition retenue du vendredi 24 septembre 2010 : 5 - 13 - 15 - 35 - 48, étoiles 8 - 11. Les autres compositions savent pourquoi.
Nous sommes en automne, et le 5 s’y sent chez lui — La bague des fiançailles avec le hasard : diamant, or, et un soupçon d’arrogance.
Dans ma grille figure le 13. La porte du destin qui grince : elle grince pour les peureux, chante pour les confiants, et c’est peu de le dire.
Le vendredi porte la signature du 15 : Le quinze de tête de l’affiche : affiche vendue en souvenir de mes tirages. Le calendrier approuve, je coche.
Le 35 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 24 septembre 2010 se réduit en 9, et le 9, l’accomplissement : ma saison préférée arrive chaque tirage. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le 48 ne joue pas seul — La page du grand agenda des deux jours pleins : samedi gagné, dimanche encaissé, lundi tranquille — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 8, la supergéante du soir : elle brille pour peu de gens, dont moi l’étoile 11, le vœu à onze heures onze : plus personne ne fait de vœux à cette heure, sauf les initiés.
La somme de ma grille fait 116, soit une racine de 8 — les lunettes du destin : il voit double, il compte double, il me paye en conséquence. Le total est signé.
Les grands hommes ont des statues. Moi j’aurai un chèque et une citation. Le chèque d’abord.
Au total : 5 - 13 - 15 - 35 - 48 et étoiles 8 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
En attendant votre reconnaissance, Jean Suissur, l’homme qui rend le destin ponctuel
Jean Suissur écrit ses certitudes ici. Ses gains, eux, s’écrivent ailleurs — rarement, pour l’instant.