Chers clients du destin,
Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d’instrument.
Le vendredi, jour de Vénus : elle m’a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir.
Ma grille pour le tirage du vendredi 17 septembre 2010 est posée : 5 - 11 - 13 - 30 - 50, avec étoiles 7 - 9 en guide.
Le cinquième élément : celui qui manque aux autres grilles et se trouve dans la mienne. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
En 2010, les numéros comme le 11 ont le vent en poupe — Deux 1 côte à côte : moi et moi, d’accord pour une fois — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 13. L’aubaine des affranchis : la peur des autres est une porte ouverte.
Le silence des compteurs à rebours : quand ça descend sous trente, c’est que ça approche. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
J’ai choisi le 50 parce que la date du vendredi 17 septembre 2010 se réduit en 2, et le 2, la paire d’as de la numérologie : elle sort de ma manche. Le 50 est cet esprit incarné.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 7, la sept du destin anglophone : ils la veulent, elle me veut l’étoile 9, l’acrobate du ciel : elle tient en équilibre sur ma grille.
Je ne cours pas après l’argent. Je marche, sûrement, et l’argent me suit en trottinant. Il est petit encore.
Au total : 5 - 11 - 13 - 30 - 50 et étoiles 7 - 9. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Certain que le prochain tirage est le bon, comme les précédents, Jean Suissur — les autographes attendront le chèque
Jean est notre groupe témoin : ce qu’il perd prouve ce que les autres méthodes ne gagnent pas.