À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
La coïncidence n’existe pas. Il y a des messages, et des gens qui les ratent.
Pour le tirage du samedi 11 juillet 2020 : 8 - 18 - 25 - 30 - 47. Et n° Chance 8 en gardien du seuil.
Le samedi porte la signature du 8 : La boule huit du billard : noire, décisive, dernière, et dans ma poche. Le calendrier approuve, je coche.
Été : La majorité civile du hasard : il a le droit de me payer, personne ne peut l’empêcher. La saison appelle le 18, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 25 ne joue pas seul — La pièce d’argent des anciennes poches : elle ne circulait pas, elle se gardait, comme ma chance — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La date du samedi 11 juillet 2020 se réduit en 4, et le 4, la quadrature du cercle, résolue depuis le temps chez moi : la rondeur des boules, le carré des grilles, tout se tient : le 30 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le 47 ? La page du grand carnet des recettes secrètes : la mienne tient en une ligne, les autres en quarante-sept — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le n° Chance verrouille le tout : le 8, la chance de l’infini debout : elle se dresse, elle se tient, elle se verse.
Le samedi, le marché est levé depuis l’aube : moi j’achète du destin frais, ça ne se conserve pas, ça se coche. En été, les Shorts du destin flottent : il s’habille léger quand il vient chez moi. Juillet, les hors-bord fendent les lacs : ma fortune avance comme ça, en laissant un sillage de jaloux.
La somme de ma grille fait 128, soit une racine de 2 — l’alliance : le destin et moi, on se doit des explications — bientôt réglées en centimes. Le total est signé.
Mon café a formé un rond à la surface : j’y ai vu un 8. Je n’ai pas bu le message, j’ai encadré la tasse.
Je ne souhaite pas gagner. Je programme la victoire ; le tirage n’a plus qu’à suivre le calendrier.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 8 - 18 - 25 - 30 - 47 — plus n° Chance 8. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Fidèlement, Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)
Jean Suissur assume l’intégralité de ses certitudes. L’équipe assume de les publier : c’est notre part d’humour.