À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Une vie sans certitudes n’est pas une vie : c’est une feuille de calcul.
Le mercredi 11 juillet 2018, je présente au tirage la composition suivante : 14 - 16 - 35 - 38 - 40 et n° Chance 3. Ils sont préparés.
Parlons du 14. Le quatorze de juillet du destin : feu d’artifice privé, bals ouverts, danses libres.
Le 16 ne joue pas seul — Le seize de la chance : chance, chance, chance, et trois de plus — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le banc des remplaçants d’où je ne suis jamais reparti : les titulaires me passent le ballon, l’arbitre détourne les yeux — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le fil de la pelote du destin : je tire doucement, tout vient, aucun nœud ne résiste à mes grilles. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
En 2018, les numéros comme le 40 ont le vent en poupe — Les ans du désert et de la réflexion : la réflexion est faite, la sortie est proche — et je ne fais que suivre le vent.
J’ajoute le n° Chance — le 3, la chance du chapeau à trois pointes : pointu, mais gagnant.
Le mercredi, la charnière de la semaine : tout ce qui pivote bien finit par rapporter. L’été, la lumière est si franche que les coïncidences n’osent pas se cacher.
J’ai additionné mes numéros : 143. Réduction : 8 — le sablier à deux bulles : le sable monte en haut, le temps s’arrête, la fortune continue. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Chaque grille est un pas vers le sommet. Le sommet bouge, mais je marche vite et je connais des raccourcis.
Au total : 14 - 16 - 35 - 38 - 40 et n° Chance 3. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Je vous embrasse sur les deux joues de la chance, Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Jean est notre contrôleur qualité du hasard : rien ne passe sans lui, rien ne sort à cause de lui.