Au représentant des probabilités présent dans la salle,
Des gens très sérieux m’ont testé sous hypnose. J’ai dicté une grille en dormant. Ils n’ont pas publié les résultats : par prudence, dit-on.
Le vendredi, jour des départs : je ne pars pas, je reste à mon poste de gagnant. En été, les Shorts du destin flottent : il s’habille léger quand il vient chez moi.
Sélection du vendredi 10 juillet 2020 : 1 - 14 - 41 - 45 - 49, étoiles 7 - 12. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.
Dans ma grille figure le 1. L’unité de compte de mes espoirs : le change est favorable, et c’est peu de le dire.
Sous Cancer, le 14 a le vent astral derrière lui — La fête nationale de ma grille : défilé de numéros, fanfare d’extras. Je n’invente rien, je rapporte.
La borne du grand chemin où les paresseux dorment : je passe, je salue, ils ronflent. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Cinq neufs empilés : l’accomplissement en tour, visible de loin. L’année 2020 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
J’ai choisi le 49 parce que la date du vendredi 10 juillet 2020 se réduit en 3, et le 3, le triangle d’or : sommet net, pente douce pour le chèque. Le 49 est cet esprit incarné.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 7, la septième porte du ciel étoilé — je l’ai trouvée, elle était mal fermée l’étoile 12, la douzaine de roses du firmament : réservée, comme ma place.
150. Réduit à 6 : les sept lettres de « fortune » : le destin a compté, il a trouvé que ça m’allait comme un gant. Je n’invente pas les règles, je les lis.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d’une conférence de presse sobre. Probablement.
Bilan du vendredi 10 juillet 2020 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Bien à vous, pour l’instant, Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
La chance de Jean est intégrale, déterministe, et publique. Ses espoirs, eux, restent exponentiels.