Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d'instrument.
Le mercredi, Mercure livreur : il a mon adresse, il n'a plus qu'à sonner comme tout le monde. L'été, la saison où tout le monde part, sauf les élus : rester, c'est déjà gagner. Juillet, les volets clos des absents : le destin ne distribue pas dans les boîtes vides, il connaît mon horaire.
Ce mercredi 1 juillet 2020 : 9 - 12 - 18 - 21 - 38 et n° Chance 3. La grille est courte, la confiance est longue.
Le plus haut à un chiffre, l'élite avant l'élargissement : une aristocratie de boule. En été, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Dans ma grille figure le 12. Les douze apôtres du tirage : ils confirment, ils communient, ils me laissent la main, et c'est peu de le dire.
Entre mes numéros, le 18 tient le rôle d'équilibriste — Le double neuf du destin : deux aboutissements pour le prix d'un.
J'ai choisi le 21 parce que la date du mercredi 1 juillet 2020 se réduit en 3, et le 3, le chiffre des artistes : l'art de gagner est un art. Le 21 est cet esprit incarné.
En 2020, les numéros comme le 38 ont le vent en poupe — Le nombre qui préfère les boules rondes aux carrés fragiles : les boules rondes, c'est ma famille — et je ne fais que suivre le vent.
Le n° Chance s'est proposé d'office : le 3, la chance ternaire : elle se joue en trois temps et un mouvement.
On dit « à chacun son tour ». Mon tour est un standing.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 9 - 12 - 18 - 21 - 38 — plus n° Chance 3. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, l'homme qui compte (en chiffres ronds)
L'éditorial ci-dessus est signé par un membre de l'équipe dont les grilles sont, objectivement, du hasard pur : vérifiable dans le palmarès.