Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
On m’a volé une grille en 2014. Le voleur m’a renvoyé une carte de remerciements anonyme. Je le méritais.
J’ai laissé parler les choses : 4 - 9 - 15 - 23 - 37 et n° Chance 6, dans cet ordre, sans hésiter une seconde.
Le 4 ne joue pas seul — La table à quatre pieds : c’est la seule chose stable dans un monde de roulettes — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Les neuf centimes d’arrondi du destin : il arrondit toujours en ma faveur. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Dans ma grille figure le 15. Le quinze de cœur du destin : une carte courte, un pli qui se prend toujours, et c’est peu de le dire.
Sous Balance, le 23 a le vent astral derrière lui — La théorie des Illuminati appliquée au tirage : tout se tient, depuis mon balcon. Je n’invente rien, je rapporte.
En ce mercredi, le 37 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le mercredi, la balançoire de la semaine est à son point haut : j’ai lâché le compteur, je vole vers le guichet. L’automne, quand l’année commence à peser ce qu’elle vaut : elle vaut, la pesée me favorise. Septembre, les cahiers sont neufs : les miens sont remplis depuis longtemps, de preuves.
Il ne faut jamais oublier le n° Chance : le 6, la chance qui roule bien : dé contrôlé, résultat assumé.
À 10 h 50 précises, mon voisin a percé son mur. Le destin perce aussi, mais dans le bon sens.
Quand ça tombera, j’offrirai un cours gratuit d’humilité à tous ceux qui m’en ont parlé. Le cours est déjà complet.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 4 - 9 - 15 - 23 - 37 — plus n° Chance 6. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
À dans quelques tirages — le temps d’un chèque, Jean Suissur, marathonien du hasard, fissure du doute
Jean est notre groupe témoin : ce qu’il perd prouve ce que les autres méthodes ne gagnent pas.