Chers voisins de file d’attente, cette fois c’est du sérieux,
Les gens rangent leur vie dans des dossiers. Moi je range mes certitudes : elles prennent une armoire.
Ma sélection du mardi 20 juin 2017 tient debout sans échafaudage : 22 - 32 - 36 - 43 - 50, étoiles 2 - 4.
La paire de canards du songe traditionnel : la tradition promet, le destin confirme, j’encaisse. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 32 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 20 juin 2017 se réduit en 9, et le 9, le sommet du chiffre simple : après moi, on redescend vers le guichet. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Entre mes numéros, le 36 tient le rôle d’équilibriste — L’anneau du grand feu d’artifice du tirage : il explose au-dessus de ma grille, et de personne d’autre.
Le 43 ? La page du grand registre des discrets : on n’y écrit pas les gains, on les compte, et je compte juste — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Sous Gémeaux, le 50 a le vent astral derrière lui — Le volume du grand tonneau des semi-siècles patientés : tiré une fois, servi royalement. Je n’invente rien, je rapporte.
Le mardi, jour du duel : les duellistes se saluent, puis un seul reste debout — c’est moi qui choisis l’angle. En été, la sieste est sacrée : le destin s’y repose, je m’y prépare.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 2, la double veilleuse : elle veille sur mes grilles depuis 2004 l’étoile 4, le carré magique du firmament : les diagonales me pointent.
J’ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
Je résume pour les archives : 22 - 32 - 36 - 43 - 50, étoiles 2 - 4, le mardi 20 juin 2017. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Je vous embrasse sur les deux joues de la chance, Jean Suissur, qui signe avant la victoire, par anticipation
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.