Cher sceptique de service,
Les forums me traitent de « cas intéressant ». Je préfère « avant-garde », mais je prends.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. Juin, les longues soirées sont des invitations : le destin a répondu « présent ».
Le vendredi 20 juin 2014, je joue 2 - 11 - 24 - 35 - 50, avec étoiles 10 - 12 pour escorte. Notez l’harmonie, ou passez votre chemin.
J’ai choisi le 2 parce que la date du vendredi 20 juin 2014 se réduit en 6, et le 6, la responsabilité assumée d’une fortune exemplaire. Le 2 est cet esprit incarné.
Entre mes numéros, le 11 tient le rôle d’équilibriste — L’onze du 11/11 : alignement maximal des certitudes à onze heures onze.
Les vingt-quatre heures qui décident de tout : mon tirage est dans la fenêtre. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le kilomètre du grand fond du destin : à cette distance, seuls les vrais voient l’arrivée, et je la vois très bien. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Parlons du 50. Le rang de la perle du grand collier des dizaines rondes : les autres brillent, celle-là décide.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 10, la note parfaite du ciel : dix sur dix, comme mes grilles l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
J’ai additionné mes numéros : 122. Réduction : 5 — les cinq doigts du gagnant : il compte dessus, littéralement. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l’avais dit ». Je le penserai très fort, c’est mieux.
Bilan du vendredi 20 juin 2014 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Les yeux vers le ciel, la main vers le guichet, Jean Suissur, premier de la grille au finish
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.