Chers abonnés à mes victoires futures,
Un statisticien a calculé mes chances sur vingt ans. Il a trouvé zéro et il a eu peur de son propre calcul. Je comprends.
Le vendredi 28 octobre 2016, je présente au tirage la composition suivante : 8 - 9 - 16 - 21 - 28 et étoiles 6 - 11. Ils sont préparés.
Le sablier couché : le temps qui s’enrichit, littéralement. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Automne : La boule qui aboutit tout : le 9 clôt les dossiers, et il clôt avec classe. La saison appelle le 9, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 16 ? La seize du destin en format poche : poche pleine, poche gagnante — je l’ai intégré en connaissance de cause.
On m’a demandé pourquoi le 21. Réponse : La saison des cerises du destin : on ne les compte pas, on les goûte — moi, je les encaisse. Question suivante ?
Le 28 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 28 octobre 2016 se réduit en 2, et le 2, les deux lèvres du destin qui murmurent : elles n’ont dit qu’un mot, « bientôt », on a compris. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 6, l’hexagone céleste : elle parle français, elle me comprend l’étoile 11, le vœu à onze heures onze : plus personne ne fait de vœux à cette heure, sauf les initiés.
Le vendredi, le week-end des autres commence en pensée ; le mien commence en chiffres. L’automne, la saison des poèmes sur les feuilles mortes : moi j’écris sur des feuilles vivantes, à sept chiffres.
La somme de ma grille fait 82, soit une racine de 1 — le premier doigt pointé vers le guichet : les suivants servent à compter le butin. Le total est signé.
L’horloge de la cuisine avance de 4 minutes. Elle avance vers quelque chose.
À 15 h 43 précises, mon voisin a percé son mur. Le destin perce aussi, mais dans le bon sens.
Le jackpot et moi avons un accord de principe. Il applique, c’est tout.
Ce que je joue au vendredi 28 octobre 2016 tient en une phrase : 8 - 9 - 16 - 21 - 28, et étoiles 6 - 11 pour tenir ma main.
De la part de votre avenir, Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.