Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,
On me demande souvent : « Jean, comment fais-tu ? » Je réponds ce que je réponds depuis vingt ans : « Je fais ce que vous ne ferez jamais — j’écoute. »
La boulangère m’a donné le pain le plus croustillant sans que je demande. Quand même la boulangerie vous choisit, le reste suit.
Pour ce tirage du mardi 1 novembre 2016 : 16 - 17 - 19 - 34 - 39 — plus étoiles 9 - 11, une évidence en automne.
Le ciel du mardi 1 novembre 2016 place le Scorpion en ascendant de mes affaires — La seize du destin en version VIN : l’acide se convertit en sucre, le sucre en chèque. Le 16 traduit.
Dans ma grille figure le 17. Le numéro de la police du destin : procès-verbal dressé, la chance m’est réservée d’office, et c’est peu de le dire.
La clé du garage bien fermée : à l’intérieur, les archives de mes victoires, poussière zéro. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
L’adresse du hangar où le destin range ses promesses tenues : allée quatre, casier trois, à mon nom — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
En 2016, les numéros comme le 39 ont le vent en poupe — Le rang du vin des grandes années dans la cave du destin : on ne le boit pas, on le montre aux sceptiques — et je ne fais que suivre le vent.
Le mardi, la semaine trouve son rythme : le mien est celui d’un métronome réglé sur les tirages. L’automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme. Novembre, les comptes d’avant les fêtes : les miens sont prêts à faire des envieux. la Toussaint, la fête de tous les saints : je ne cite pas de nom, il y a des priorités dans les prières — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le 1er novembre, les chrysanthèmes pour le passé, les chrysanthèmes de billets pour l’avenir — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Mes étoiles du soir : l’étoile 9, l’accomplissement orbital : le cycle se referme sur mon billet l’étoile 11, l’heure du songe : onze heures onze, c’est mon heure de gloire.
On dit que la fortune sourit. Dans mon cas, elle a pris un abonnement.
Au total : 16 - 17 - 19 - 34 - 39 et étoiles 9 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue
Jean Suissur fait partie de l’équipe du site. Ses éditos aussi : tout le monde ne peut pas être exact.