Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
On m’a proposé une émission. J’ai refusé : le destin n’est pas un plateau télé, c’est un guichet.
Sélection figée du vendredi 27 juin 2008 : 10 - 12 - 24 - 37 - 48 et étoiles 3 - 8. Les hésitations ont été congédiées.
La marche des géants : mes pas sont comptés, ils sont grands. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le 12 ? Le zodiaque entier mobilisé pour une seule grille : la mienne — je l’ai intégré en connaissance de cause.
On m’a demandé pourquoi le 24. Réponse : Le compte des heures qu’un jour donne à chacun : le destin, lui, travaille exclusivement pour moi. Question suivante ?
Le ciel du vendredi 27 juin 2008 place le Cancer en ascendant de mes affaires — Le rang de la première étoile dans le ciel du tirage : les trente-six autres éclairent, celle-là désigne. Le 37 traduit.
Le 48 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 27 juin 2008 se réduit en 7, et le 7, les sept nains du travail bien fait : ils extraient le minerai d’or de mon pool, ils sont payés en remerciements. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 3, la troisième marche du podium céleste : je monte, j’occupe, je reste l’étoile 8, la pieuvre des songes : huit tentacules, un seul billet.
Le vendredi, l’ambiance monte d’un cran : mes numéros aussi, ils sont partis du bas de la liste, ils visent le haut. L’été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur.
La somme de ma grille fait 131, soit une racine de 5 — la main ouverte du destin : elle est grande comme ça, et elle tient tout ce que je n’ai pas encore compté. Le total est signé.
J’ai reçu un appel en absence à 17 h 05, d’un numéro à 12 au milieu. On ne rappelle pas le destin : il insistera.
Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.
Récapitulons : vendredi 27 juin 2008, vendredi, ma grille 10 - 12 - 24 - 37 - 48 et étoiles 3 - 8. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Sous le regard bienveillant des astres, Jean Suissur, à contre-courant des courbes — par goût
Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.