Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
On me demande souvent : « Jean, comment fais-tu ? » Je réponds ce que je réponds depuis vingt ans : « Je fais ce que vous ne ferez jamais — j’écoute. »
Grille du vendredi 27 juin 2014, dictée par une voix intérieure très organisée : 2 - 34 - 38 - 45 - 47, étoiles 5 - 10.
Le ciel du vendredi 27 juin 2014 place le Cancer en ascendant de mes affaires — La paire de boules jumelles : différenciées par le destin, mais d’accord sur le fond. Le 2 traduit.
Le 34 ne joue pas seul — Le numéro de la plage où le destin pose sa serviette : les autres s’entassent, il s’étale, moi j’encaisse l’horizon — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Parlons du 38. Le tour de cou du grand foulard du destin : noué réglementaire, il ne s’envole que vers le guichet.
La borne du grand chemin des demi-victoires : elle n’existe pas, chez moi tout est entier. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Nous sommes en été, et le 47 s’y sent chez lui — Le volume du grand pot de confiture du destin : bien rempli, bien scellé, étiqueté à mon nom.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 5, la quinteuse : elle n’a raté aucun tirage de ma carrière, statistiquement parlant l’étoile 10, la décimale du destin : compte rond, zéro retenue.
Le vendredi, quand tout le monde lève le pied, moi j’appuie : c’est là que se jouent les différences. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin.
La caissière du downstairs m’a souri 6 fois. Une fois, c’est poli. 6 fois, c’est un télégramme.
Ma comptabilité personnelle classe le jackpot en « dépense évitée d’imagination ». Le classement est sérieux.
Ce que je joue au vendredi 27 juin 2014 tient en une phrase : 2 - 34 - 38 - 45 - 47, et étoiles 5 - 10 pour tenir ma main.
Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.