Tirage du
La grille de Jean pour ce tirage :8 12 15 30 49étoile 10 étoile 12 étoiles
Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
Mon voisin Gérard joue les dates de naissance depuis quinze ans et s’étonne de ne rien gagner. Moi je joue mes vibrations. La différence, c’est que je ne m’étonne jamais.
Le vendredi, les paies tombent, les ailes poussent : vers le guichet, il n’y a qu’un battement. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal. Juin, le solstice approche, la lumière s’allonge : mes journées aussi, côté chèque. un jour miroir, 6 sur 6 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Sélection du vendredi 6 juin 2008 : 8 - 12 - 15 - 30 - 49, étoiles 10 - 12. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.
Été : L’huitième étage avec vue : ascenseur en panne chez les autres, escalier en marbre chez moi. La saison appelle le 8, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 12 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 6 juin 2008 se réduit en 4, et le 4, le carré des berges où le fleuve du gain coule droit : les géomètres du destin ont validé. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le 15 était prévisible dès 2008 : La mi-page de mon livre de grilles : la suite s’écrit en encre de chèque. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Dans ma grille figure le 30. Le rendez-vous des triples couronnes : triple numéro, triple saison, triple promesse, et c’est peu de le dire.
Nous sommes sous le signe Gémeaux, et le 49 en est le porte-parole céleste — La borne du grand chemin de la dernière étape : les cartographes l’ont marquée, je la franchis.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 10, la boucle parfaite du firmament : elle tourne, elle revient, elle tourne chez moi l’étoile 12, les douze travaux de ma patience : le treizième est un chèque.
Il n’y a pas de petites victoires. Il y a des acomptes.
Bilan du vendredi 6 juin 2008 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Dévoué au destin, Jean Suissur, dont le seul défaut est une humilité débordante
Ce texte a été généré par un membre de l’équipe au sommet de sa confiance. Le palmarès mesure le sommet, il est plat.