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Chroniques de Jean — Euromillions, juin 2008

4 chroniques, dans l'ordre du calendrier. Chroniques antérieures au lancement de juhuj.com (16/09/2026) : reconstituées selon la même formule déterministe, en n'utilisant que l'historique antérieur à chaque tirage — jamais son résultat.

Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,

Mon voisin Gérard joue les dates de naissance depuis quinze ans et s'étonne de ne rien gagner. Moi je joue mes vibrations. La différence, c'est que je ne m'étonne jamais.

Le vendredi, les paies tombent, les ailes poussent : vers le guichet, il n'y a qu'un battement. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal. Juin, le solstice approche, la lumière s'allonge : mes journées aussi, côté chèque. un jour miroir, 6 sur 6 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Sélection du vendredi 6 juin 2008 : 8 - 12 - 15 - 30 - 49, étoiles 10 - 12. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.

Été : L'huitième étage avec vue : ascenseur en panne chez les autres, escalier en marbre chez moi. La saison appelle le 8, je n'ai fait qu'exécuter.

Le 12 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 6 juin 2008 se réduit en 4, et le 4, le carré des berges où le fleuve du gain coule droit : les géomètres du destin ont validé. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Le 15 était prévisible dès 2008 : La mi-page de mon livre de grilles : la suite s'écrit en encre de chèque. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.

Dans ma grille figure le 30. Le rendez-vous des triples couronnes : triple numéro, triple saison, triple promesse, et c'est peu de le dire.

Nous sommes sous le signe Gémeaux, et le 49 en est le porte-parole céleste — Le quarante-neuf du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui.

Au chapitre étoiles, c'est réglé : l'étoile 10, la boucle parfaite du firmament : elle tourne, elle revient, elle tourne chez moi l'étoile 12, les douze travaux de ma patience : le treizième est un chèque.

Il n'y a pas de petites victoires. Il y a des acomptes.

Bilan du vendredi 6 juin 2008 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.

Dévoué au destin, Jean Suissur, dont le seul défaut est une humilité débordante

Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.

Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,

On m'appelle « le Corsaire du jackpot » dans certains cercles. Dans d'autres cercles, on m'appelle. Les cercles varient, l'issue non.

J'ai déposé ma sélection du vendredi 13 juin 2008 : 1 - 7 - 16 - 32 - 45, étoiles 2 - 8. Dépôt irrecevable en cas de contestation statistique.

Le 1 ne joue pas seul — La première marche : ceux qui la sautent se cassent la figure, j'ai des témoins — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.

Le 007 du tirage : licence de gagner, renouvelée sans frais. L'année 2008 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

La seizième bouche du métro du gain : je connais les horaires — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.

Été : La trente-deuxième minute du match : but à la trente-deuxième, c'est ma signature. La saison appelle le 32, je n'ai fait qu'exécuter.

Le ciel du vendredi 13 juin 2008 place le Gémeaux en ascendant de mes affaires — Cinq fois neuf : la gestation quintuplée — ça fait beaucoup de naissances pour un seul tirage. Le 45 traduit.

Les étoiles se lèvent pour moi : l'étoile 2, la garde rapprochée du ciel : deux dehors, zéro dedans l'étoile 8, la fortune couchée à l'horizontale : infiniment plus proche de ma poche.

Le vendredi, la veille du repos — et le tirage est mon repos, comptez plutôt. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. un vendredi 13 : la superstition des autres se met en grève, la mienne prend le relais avec surcroît — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. vendredi 13, la date la plus mal comprise du calendrier : chez moi, elle est réservée depuis toujours — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

La somme de ma grille fait 101, soit une racine de 2 — la paire de vases jumelles : l'un reçoit les fleurs, l'autre les compliments des banquiers. Le total est signé.

Un magazine de cuisine a titré « 7 recettes qui changent la vie ». La rédaction ignore à quel point.

La grille de loto du voisin s'est envolée par la fenêtre. La mienne est restée posée. Question de poids.

Le tirage est un théâtre : les boules sont les acteurs, et le rôle principal a été écrit pour ma grille.

Ce que je joue au vendredi 13 juin 2008 tient en une phrase : 1 - 7 - 16 - 32 - 45, et étoiles 2 - 8 pour tenir ma main.

Toujours aussi sûr de moi, Jean Suissur, la constance récompensée (bientôt, sûrement, vite)

Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n'a encore rien compris, et c'est ce qu'on aime chez lui.

Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,

Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.

Le vendredi 20 juin 2008 verra cette combinaison : 5 - 13 - 25 - 34 - 45, étoiles 3 - 8. Je l'ai vérifiée trois fois, à trois humeurs différentes.

Le 5 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 20 juin 2008 se réduit en 9, et le 9, le calendrier neuvain des grandes décisions : au neuvième jour, le destin se décide, et il se décide toujours dans mon sens. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Le 13 était prévisible dès 2008 : Le nombre qui tient les statistiques par le col : les statistiques ont le toupet de dire non, elles diront oui. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.

Le vingt-cinq de la grille qui danse : vingt-cinq, comme le cours de la victoire en bourse du destin. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.

On m'a demandé pourquoi le 34. Réponse : La trente-quatrième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. Question suivante ?

En ce vendredi, le 45 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.

Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l'amour et de l'argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. L'été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur.

Les étoiles signent avec moi : l'étoile 3, la patineuse du zodiaque : triple boucle, atterrissage parfait l'étoile 8, la pieuvre des songes : huit tentacules, un seul billet.

L'ascenseur s'est arrêté au 34e. Il n'y a que 3 étages. Réfléchissez.

Mon curseur d'ordinateur s'est bloqué sur la ligne 45. L'ordinateur sait qui commande.

Certains préparent une parapharmacie de talismans. Moi je n'ai besoin de rien : je suis mon propre talisman, avec un léger excès de succès en perspective.

Si vous ne lisez qu'une ligne : 5 - 13 - 25 - 34 - 45 — plus étoiles 3 - 8. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.

Dans l'attente du chèque, Jean Suissur, l'homme qui compte les boules avant l'ouverture

Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n'a encore rien compris, et c'est ce qu'on aime chez lui.

Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,

On m'a proposé une émission. J'ai refusé : le destin n'est pas un plateau télé, c'est un guichet.

Sélection figée du vendredi 27 juin 2008 : 10 - 12 - 24 - 37 - 48 et étoiles 3 - 8. Les hésitations ont été congédiées.

La marche des géants : mes pas sont comptés, ils sont grands. Et c'est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.

Le 12 ? Le zodiaque entier mobilisé pour une seule grille : la mienne — je l'ai intégré en connaissance de cause.

On m'a demandé pourquoi le 24. Réponse : Le vingt-quatre du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui. Question suivante ?

Le ciel du vendredi 27 juin 2008 place le Cancer en ascendant de mes affaires — Le nombre qui préfère les boules rondes aux carrés fragiles : les boules rondes, c'est ma famille. Le 37 traduit.

Le 48 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 27 juin 2008 se réduit en 7, et le 7, les sept nains du travail bien fait : ils extraient le minerai d'or de mon pool, ils sont payés en remerciements. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Question ciel, j'ai mes étoiles : l'étoile 3, la troisième marche du podium céleste : je monte, j'occupe, je reste l'étoile 8, la pieuvre des songes : huit tentacules, un seul billet.

Le vendredi, l'ambiance monte d'un cran : mes numéros aussi, ils sont partis du bas de la liste, ils visent le haut. L'été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur.

La somme de ma grille fait 131, soit une racine de 5 — la main ouverte du destin : elle est grande comme ça, et elle tient tout ce que je n'ai pas encore compté. Le total est signé.

J'ai reçu un appel en absence à 17 h 05, d'un numéro à 12 au milieu. On ne rappelle pas le destin : il insistera.

Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.

Récapitulons : vendredi 27 juin 2008, vendredi, ma grille 10 - 12 - 24 - 37 - 48 et son étoiles 3 - 8. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.

Sous le regard bienveillant des astres, Jean Suissur, à contre-courant des courbes — par goût

Les éditos de Jean sont figés avant le tirage, comme ses convictions. Seul le chèque reste mobile.