À mon public — celui qui ne sait pas encore qu’il est mon public,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c’est plus français, et ça me regarde quand je dors.
Un 50 est arrivé sur ma facture d’électricité. L’électricité, justement, ça s’allume.
Ma sélection du vendredi 23 juin 2006 tient debout sans échafaudage : 2 - 22 - 29 - 42 - 50, étoiles 4 - 7.
En ce vendredi, le 2 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le ciel du vendredi 23 juin 2006 place le Cancer en ascendant de mes affaires — Les deux robinets de la fontaine de jouvence : un pour la santé, un pour les gains, j’ai bu aux deux. Le 22 traduit.
Parlons du 29. Quatre ans d’attente pour un anniversaire : moi, j’attends le chèque, ça me va.
Le 42 ne joue pas seul — Le rang dans le grand dictionnaire des réponses : à la question « qui gagne », une seule ligne, elle me cite — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
En 2006, les numéros comme le 50 ont le vent en poupe — La longueur du grand tapis des cinquante ans de victoires : on y marche en pantoufles, on n’y glisse jamais — et je ne fais que suivre le vent.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». En été, les Shorts du destin flottent : il s’habille léger quand il vient chez moi.
Mes étoiles du soir : l’étoile 4, la quadri des fortunes : quatre encres, un seul imprimeur, le destin l’étoile 7, la merveille de la rue : elle éclaire mon chemin de guichet.
Les gens demandent « quand ? ». Le destin déteste les questions bêtes : la réponse est « très bientôt », révisée chaque tirage à la hausse.
Ce que je joue au vendredi 23 juin 2006 tient en une phrase : 2 - 22 - 29 - 42 - 50, et étoiles 4 - 7 pour tenir ma main.
Sous le regard bienveillant des astres, Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Jean écrit seul, la nuit. Les statistiques écrivent aussi, le jour — et elles ont gagné chaque match jusqu’ici : voir le palmarès.