À mes détracteurs — bonjour à vous, et bon courage,
Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d'instrument.
Le samedi, le jour des gens libres : la liberté, c'est la première richesse, la deuxième arrive par chèque. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves.
Sélection figée du samedi 3 novembre 2012 : 12 - 14 - 22 - 24 - 33 et n° Chance 2. Les hésitations ont été congédiées.
Automne : Les douze notes de la gamme du gain : je les joue toutes en une seconde. La saison appelle le 12, je n'ai fait qu'exécuter.
La fête nationale de ma grille : défilé de numéros, fanfare d'extras. Et c'est un samedi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Dans ma grille figure le 22. Le vingt-deux du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui, et c'est peu de le dire.
Entre mes numéros, le 24 tient le rôle d'équilibriste — La vingt-quatrième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons.
La date du samedi 3 novembre 2012 se réduit en 1, et le 1, le ski de tête dans la poudreuse : il trace, les autres suivent la trace : le 33 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
Le n° Chance m'a choisi, en quelque sorte : le 2, la chance de la paire : paire de billets, paire de victoires.
La somme de ma grille fait 105, soit une racine de 6 — la sixième case de la grille remplie : les cinq premières sont du travail, la sixième est de la signature. Le total est signé.
Chaque grille est un pas vers le sommet. Le sommet bouge, mais je marche vite et je connais des raccourcis.
Je résume pour les archives : 12 - 14 - 22 - 24 - 33, n° Chance 2, le samedi 3 novembre 2012. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Dévoué au destin, Jean Suissur, fini les petites fortunes, place aux grandes habitudes
Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.