À ceux qui croient au travail, et à moi,
Les détracteurs m'accusent d'arrogance. L'arrogance, c'est prétendre connaître mes limites sans les avoir vues — chose que vous faites avec un aplomb remarquable.
La somme de ma grille fait 73, soit une racine de 1 — le phare isolé : il guide les flottes entières sans jamais quitter son rocher. Le total est signé.
Pour le lundi 1 octobre 2012, j'engage : 4 - 8 - 12 - 20 - 29, renfort de n° Chance 3.
Nous sommes sous le signe Balance, et le 4 en est le porte-parole céleste — La roue de secours du destin : jamais crevée depuis qu'il me connaît.
J'ai choisi le 8 parce que la date du lundi 1 octobre 2012 se réduit en 7, et le 7, la baguette du chef d'orchestre du destin : elle lève le silence, puis lâche les boules en crescendo. Le 8 est cet esprit incarné.
La douzaine du grossiste — le destin achète en gros quand il vous apprécie. En automne, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
La vingtième minute du match : but à la vingtième, c'est ma signature. Et c'est un lundi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le 29 était prévisible dès 2012 : Le 2 et le 9 réunis : l'alliance et l'accomplissement dans une seule boule. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le lundi, la boîte aux lettres déborde de courriers divers ; le mien attend un recommandé avec un logo de banque. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves. Octobre, les feuilles tombent, les grilles restent.
Le n° Chance s'est pointé au bon endroit : le 3, la chance des trois vœux : le génie me connaît par mon prénom.
Le train de 4 h 24 avait 29 minutes de retard. Retard noté, retard excusé.
Les sceptiques veulent des statistiques sur dix ans. J'ai des certitudes sur trente. Le rapport de force est clair.
Fiche du lundi 1 octobre : 4 - 8 - 12 - 20 - 29 et n° Chance 3. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Certitude maintenue, Jean Suissur, gagnant en attente d'être, mais déjà célébré
La rédaction précise : les coïncidences de Jean sont réelles, ses explications sont littéraires.