Cher lecteur, la suite va vous plaire : elle me plaît déjà énormément,
J’ai arrêté de me justifier le jour où ma grille a eu plus de fans que leurs arguments.
Le lundi 19 novembre 2012, je présente au tirage la composition suivante : 1 - 2 - 32 - 37 - 39 et n° Chance 5. Ils sont préparés.
Le début de tout ce qui compte, y compris les comptes en banque. L’année 2012 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
L’union sacrée du joueur et de sa grille. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le degré idéal de la cave à liasses : l’or s’y conserve mieux que les promesses des autres. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
La borne du chemin où l’orage du doute s’arrête : au-delà, il ne pleut que sur les sceptiques. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Nous sommes sous le signe Scorpion, et le 39 en est le porte-parole céleste — La saison du coin des récoltes tardives : ce qui mûrit le plus longtemps paie le mieux.
Le n° Chance ne se joue pas, il se mérite : le 5, la chance des sens : on la sent venir, elle se laisse faire.
Le lundi, le lave-linge tourne chez les gens raisonnables ; mes numéros, eux, tournent déjà dans la sphère. En automne, tout ce qui a poussé tombe en amont du chèque : la géographie du gain est claire. Novembre, les chaudes boissons reviennent sur les tables : le mien est un chocolat d’attente, servi avec un billet de rappel.
Le distributeur de tickets m’a donné le numéro 39. Il n’y avait personne d’autre.
Un pigeon a traversé en diagonal devant ma fenêtre. Les diagonales sont mon format préféré.
Je n’ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j’ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Ce que je joue au lundi 19 novembre 2012 tient en une phrase : 1 - 2 - 32 - 37 - 39, et n° Chance 5 pour tenir ma main.
La modeste future légende des tabacs-presse, Jean Suissur, le hasard n’a qu’un client fidèle
Texte authentique d’un faux pronostiqueur. Les résultats, eux, sont vrais — et sans pitié.