Chère file d'attente, chère patience d'autrui,
J'ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Pour le tirage du vendredi 2 novembre 2012 : 24 - 31 - 33 - 46 - 50 et étoiles 3 - 10. C'est court, c'est dense, c'est moi.
Entre mes numéros, le 24 tient le rôle d'équilibriste — Le vingt-quatre du destin en version anglaise bis : twenty-four, Lucky twenty-four, disent les Anglais.
Parlons du 31. Le trente-et-un qui fâche les compteurs courts : les compteurs courts ne me connaissent pas.
Le 33 était prévisible dès 2012 : Maître numéro de l'enseignement : il apprendra au tirage ce que « sortir » veut dire. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
En ce vendredi, le 46 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
Nous sommes en automne, et le 50 s'y sent chez lui — Le cinquante du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants.
Le vendredi, la semaine achève sa ronde : elle finit toujours chez moi, pour cause de gain. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir.
Les étoiles se lèvent pour moi : l'étoile 3, la patineuse du zodiaque : triple boucle, atterrissage parfait l'étoile 10, la décade de la victoire : dix jours, dix signes, dix chances — la mienne compte double.
Mon timbre s'est collé tout seul à 24 millimètres près. J'ai vérifié au réglet.
J'ai croisé 31 marches d'escalier avant que la file n'avance. J'ai arrêté de compter là, par respect.
Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.
Ce que je joue au vendredi 2 novembre 2012 tient en une phrase : 24 - 31 - 33 - 46 - 50, et étoiles 3 - 10 pour tenir ma main.
Dernière ligne droite, comme toujours, Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d'escalier
Les éditos de Jean sont figés avant le tirage, comme ses convictions. Seul le chèque reste mobile.