Au représentant des probabilités présent dans la salle,
Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d'instrument.
95. Réduit à 5 : la liberté de ne plus regarder les prix de gauche. Je n'invente pas les règles, je les lis.
Voici ce qui jouera pour moi le samedi 3 septembre 2011 : 7 - 15 - 16 - 23 - 34 et n° Chance 1. Le reste du billet est décoratif.
Le septième étage sans ascenseur : je monte en chantant, les voisins s'inquiètent. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
On m'a demandé pourquoi le 15. Réponse : La mi-temps de la chance : au retour, je marque plus. Question suivante ?
En 2011, les numéros comme le 16 ont le vent en poupe — La seizième édition de mes grilles : édition limitée, reliée en velours — et je ne fais que suivre le vent.
Sous Vierge, le 23 a le vent astral derrière lui — Le vingt-trois du destin en version anglaise : twenty-three, Lucky twenty-three, disent les Anglais. Je n'invente rien, je rapporte.
Le trente-quatre de la grille qui danse : trente-quatre, comme le cours de la victoire en bourse du destin. En automne, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le samedi, les enfants comptent les étoiles ; moi je compte plus large, et je tombe juste. L'automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme. Septembre, la nature change de garde-robe : moi, je change de target de jackpot.
Cerise sur la grille, le n° Chance : le 1, la chance solo : elle ne se partage pas, elle s'assume.
J'ai croisé 7 marches d'escalier avant que la file n'avance. J'ai arrêté de compter là, par respect.
Je ne souhaite pas gagner. Je programme la victoire ; le tirage n'a plus qu'à suivre le calendrier.
Je résume pour les archives : 7 - 15 - 16 - 23 - 34, n° Chance 1, le samedi 3 septembre 2011. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Dans le bruit des boules, une voix : la mienne, Jean Suissur, l'imbattable du dimanche et du reste
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n'ont jamais besoin de correcteur.