Cher confrère du dimanche,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n'est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Pour le tirage du vendredi 3 avril 2020 : 3 - 22 - 28 - 33 - 39 et étoiles 1 - 7. C'est court, c'est dense, c'est moi.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l'étoile 1, la boule de cristal du ciel : elle montre mon nom l'étoile 7, la septième porte du ciel étoilé — je l'ai trouvée, elle était mal fermée.
Les trois coups du destin avant l'ouverture du rideau : coupez ! le tirage commence — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le vingt-deux de la chance : chance, chance, et vingt fois de plus. L'année 2020 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
J'ai choisi le 28 parce que la date du vendredi 3 avril 2020 se réduit en 2, et le 2, le bail signé en deux exemplaires : un pour moi, un pour la postérité. Le 28 est cet esprit incarné.
Sous Bélier, le 33 a le vent astral derrière lui — Le trente-trois de la chance : chance, chance, et trente et une fois de plus. Je n'invente rien, je rapporte.
Le nombre qui préfère les boules rondes aux carrés fragiles : les boules rondes, c'est ma famille. Au printemps, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Mon café a formé un rond à la surface : j'y ai vu un 33. Je n'ai pas bu le message, j'ai encadré la tasse.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s'est bien entendus là-dessus. Au printemps, les abeilles préparent le miel : je prépare le mien, en plus liquide. Avril, la pluie et le beau temps se relaient : comme les numéros, sauf que les miens reviennent.
Il n'y a pas de petites victoires. Il y a des acomptes.
Bilan du vendredi 3 avril 2020 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
À dans quelques tirages — le temps d'un chèque, Jean Suissur, celui que le hasard appelle « chef »
Cet édito n'engage que l'équipe d'écriture, à savoir Jean, à savoir personne d'autre.