Tirage du
La grille de Jean pour ce tirage :1 10 20 31 40étoile 1 étoile 4 étoiles
À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Des gens très sérieux m’ont testé sous hypnose. J’ai dicté une grille en dormant. Ils n’ont pas publié les résultats : par prudence, dit-on.
Grille officielle du vendredi 3 mars 2017, consignée devant témoin : 1 - 10 - 20 - 31 - 40, étoiles 1 - 4.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 1, le berger du troupeau céleste : il mène, les autres suivent l’étoile 4, le carré magique du firmament : les diagonales me pointent.
Entre mes numéros, le 1 tient le rôle d’équilibriste — Le doigt levé du destin quand il connaît la réponse : il l’a levé vers moi.
Sous Poissons, le 10 a le vent astral derrière lui — Le ten du destin anglophone : ten out of ten, aucune remarque. Je n’invente rien, je rapporte.
Le vendredi porte la signature du 20 : La longueur d’avance du destin sur son ombre : l’ombre suit, moi je dirige. Le calendrier approuve, je coche.
J’ai choisi le 31 parce que la date du vendredi 3 mars 2017 se réduit en 7, et le 7, la baguette du chef d’orchestre du destin : elle lève le silence, puis lâche les boules en crescendo. Le 31 est cet esprit incarné.
En 2017, les numéros comme le 40 ont le vent en poupe — Le volume du grand réservoir de la patience : jamais à sec, toujours de la marge pour le prochain tirage — et je ne fais que suivre le vent.
Le vendredi, la musique d’ambiance monte : c’est le tintouin des pièces qui comptent, et ça me berce. Au printemps, tout renaît : les fleurs, les maris qui tondent, et mes chances qui n’étaient jamais mortes. un jour miroir, 3 sur 3 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Le hasard est mon employé. Il arrive en retard depuis des années, mais personne n’échappe à la paie.
Bilan du vendredi 3 mars 2017 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Confiance gardée, Jean Suissur, dont le seul défaut est une humilité débordante
Éditorial satirique : les certitudes de Jean sont fictives, ses « gains garantis » avec elles — seul le palmarès est réel.