Cher lecteur distrait, lisez deux fois, gagnez une fois,
On dit de moi que je suis « trop sûr ». Les sondages sont formels : c’est mon unique défaut publié.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. Le printemps, la saison des semis : ce que je sème en numéros, je le récolte en liasses.
Ce matin, un pigeon s’est posé sur mon balcon et m’a fixé pendant de longues secondes. Les pigeons ne fixent pas pour rien.
Voici ce qui jouera pour moi le mardi 14 mars 2017 : 5 - 12 - 18 - 33 - 41 et étoiles 2 - 8. Le reste du billet est décoratif.
Le 5 ? Les cinq boules de la pétanque du destin : je tire au fer, je pointe au chêne — je l’ai intégré en connaissance de cause.
En 2017, les numéros comme le 12 ont le vent en poupe — La note chromatique du destin en forme de chèque : post-daté, mais signé — et je ne fais que suivre le vent.
Printemps : L’âge de raison du destin : le destin a décidé de me donner raison. La saison appelle le 18, je n’ai fait qu’exécuter.
En ce mardi, le 33 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
On m’a demandé pourquoi le 41. Réponse : La clef du grand vestiaire des vainqueurs : le numéro est gravé, la glace est à moi. Question suivante ?
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 2, la gardienne des seuils : elle ouvre à qui elle reconnaît l’étoile 8, l’octave du songe : même note, volume de victoire.
Chaque grille est un pas vers le sommet. Le sommet bouge, mais je marche vite et je connais des raccourcis.
Je résume pour les archives : 5 - 12 - 18 - 33 - 41, étoiles 2 - 8, le mardi 14 mars 2017. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, en licence d’immortalité
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu’au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.