Bonjour aux poètes du pavé et aux comptables des étoiles,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d’antenne.
Le journal local a publié 19 mots sur les tirages. J’ai compté les mots : c’est un manuel.
Mon courrier du jour pesait 19 grammes. J’ai pesé. J’ai compris.
Pour le vendredi 14 mars 2025, j’engage : 11 - 19 - 26 - 44 - 50, étoiles 4 - 6 en renfort.
En 2025, les numéros comme le 11 ont le vent en poupe — Maître numéro de l’intuition, et la mienne est si développée qu’elle a une ligne dédiée — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 19. La première marche du dix-neuvième étage : étage des initiés du gain.
On m’a demandé pourquoi le 26. Réponse : La lettre finale si on additionne bien : la fin du suspense, alphabétiquement. Question suivante ?
Le vendredi porte la signature du 44 : Le chapeau à deux plumes du destin : symétrique, fier, il ne s’enlève que devant le guichet. Le calendrier approuve, je coche.
Le rang de la perle du grand collier des dizaines rondes : les autres brillent, celle-là décide. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le vendredi, la musique d’ambiance monte : c’est le tintouin des pièces qui comptent, et ça me berce. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu.
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 4, le phare des voyageurs : elle éclaire ma route de chèque l’étoile 6, l’hexagone céleste : elle parle français, elle me comprend.
J’ai additionné mes numéros : 150. Réduction : 6 — la symphonie à six mouvements de ma réussite : le septième est un rappel, le public insiste. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
Bilan du vendredi 14 mars 2025 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, qui ne remercie pas le hasard : il le dirige
Cet édito n’engage que l’équipe d’écriture, à savoir Jean, à savoir personne d’autre.