Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
Une vie sans certitudes n'est pas une vie : c'est une feuille de calcul.
Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l'amour et de l'argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. En été, les melons se choisissent à l'odeur : ma grille se choisit à l'aura.
La caissière m'a rendu 26 centimes exactement. On ne rend pas ce chiffre au hasard des pièces.
Ce vendredi 3 juillet 2015, je déploie : 4 - 10 - 11 - 12 - 26, étoiles 2 - 12. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
Nous sommes sous le signe Cancer, et le 4 en est le porte-parole céleste — Les quatre as bien rangés : je ne joue pas aux cartes, mais je connais les miens.
Parlons du 10. La boule de démolition des doutes : dix coups, dix murs, dix sourires.
En 2015, les numéros comme le 11 ont le vent en poupe — Les onze joueurs du terrain du hasard : capitaine désigné, il ressemble à moi — et je ne fais que suivre le vent.
Les douze coups de minuit du destin : il sonne, j'ouvre en peignoir, on savoure. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le vendredi porte la signature du 26 : L'alphabet du destin en version dictionnaire : mon nom y est, à côté du mot « enfin ». Le calendrier approuve, je coche.
Avec, en orbit, les étoiles : l'étoile 2, la symétrie des songes : mon rêve est plié en deux, comme le ciel l'étoile 12, la dernière du ciel Jouable : réservée, comme la place de parking du destin.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Je résume pour les archives : 4 - 10 - 11 - 12 - 26, étoiles 2 - 12, le vendredi 3 juillet 2015. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Votre dévoué numérologiste, Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d'escalier
Nous déclinons toute responsabilité dans les convictions de Jean. Elles sont non transférables.