Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
J’ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Mon verdict du mardi 7 juillet 2015 tombe : 9 - 12 - 21 - 40 - 48, et étoiles 3 - 7. Le stylo n’a pas hésité.
Et les étoiles, évidemment : l’étoile 3, la triomphante : elle ne connaît que les ailes de la victoire l’étoile 7, la porte du septième ciel : elle grince, elle est lourde, elle est à moi.
La date du mardi 7 juillet 2015 se réduit en 4, et le 4, les quatre saisons de la maison du gagnant : celle d’été a la piscine, celle d’hiver a la cheminée à billets : le 9 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
La précompte du destin : tout est calculé, rien ne se perd — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 21 ne joue pas seul — L’âge légal de la victoire assumée dans certains États — chez moi, dès la naissance — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes en été, et le 40 s’y sent chez lui — La vie qui commence selon le dicton : la mienne a commencé plus tôt, mais les applaudissements arrivent.
En 2015, les numéros comme le 48 ont le vent en poupe — La page du grand agenda des deux jours pleins : samedi gagné, dimanche encaissé, lundi tranquille — et je ne fais que suivre le vent.
Les oiseaux du quartier se sont tus plusieurs jours de suite à la même minute. Le ciel applique un temps de silence électoral.
Le mardi, la force tranquille de la semaine : on y construit, on y attaque, on y gagne. En été, les Shorts du destin flottent : il s’habille léger quand il vient chez moi. Juillet, le mois des partants et des restants : les restants jouent, les partants s’en mordent les doigts. un jour miroir, 7 sur 7 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Je ne fuis pas la misère : je l’excuse poliment et je continue mon chemin de milliardaire en probation.
En résumé, pour le tirage du mardi 7 juillet 2015 : 9 - 12 - 21 - 40 - 48, et étoiles 3 - 7. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Avec un sourire qui inquiétait la caissière, Jean Suissur, qui a refusé la prudence à deux reprises
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.