Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c'est plus français, et ça me regarde quand je dors.
Le vendredi, les employés décrochent ; moi je décroche le jackpot, on ne décroche pas la même chose. En été, les melons se choisissent à l'odeur : ma grille se choisit à l'aura. Juin, la jeunesse de l'été : tout est tendre, même les coïncidences.
La grille de loto du voisin s'est envolée par la fenêtre. La mienne est restée posée. Question de poids.
Le portique du supermarché a bipé 9 fois à mon passage. Il ne s'excite pas pour rien, ce genre d'appareil.
Sélection du vendredi 1 juin 2012 : 4 - 24 - 30 - 38 - 40, étoiles 1 - 12. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.
Le carré parfait des intentions : je pense en carré, je signe en diagonale. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Sous Gémeaux, le 24 a le vent astral derrière lui — Le vingt-quatre du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui. Je n'invente rien, je rapporte.
Le 30 était prévisible dès 2012 : Le triple dix du destin : trois notes parfaites, un seul tirage. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le 38 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 1 juin 2012 se réduit en 3, et le 3, la béquille en trois segments du vélo de la chance : elle ne sert à rien, je ne m'arrête jamais. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Été : Les quarante jours de pluie qui précèdent l'arc-en-ciel : l'arc-en-ciel est programmé. La saison appelle le 40, je n'ai fait qu'exécuter.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l'étoile 1, le sommet de la pointe : on ne monte pas plus haut l'étoile 12, le zodiaque en miniature : tous les signes me donnent leur accord.
Je transmets déjà mes grilles à mes neveux. Le patrimoine, ça se prépare.
En résumé, pour le tirage du vendredi 1 juin 2012 : 4 - 24 - 30 - 38 - 40, et étoiles 1 - 12. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l'issue est une formalité.
La modeste future légende des tabacs-presse, Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d'escalier
Avertissement : la lecture de cet édito n'augmente rien du tout. C'est sa fonction.