Cher joueur, chère joueuse, cher contre-exemple ambulant,
D'autres jouent. Moi, j'arrive. La nuance, vous la verrez sur le palmarès des prochains mois — ou pas, ce qui prouverait surtout la modestie des chiffres.
Ma grille du vendredi 7 mai 2010 est une signature : 10 - 24 - 32 - 41 - 43, avec étoiles 4 - 8 en paraphe.
La boule de démolition des doutes : dix coups, dix murs, dix sourires — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
En 2010, les numéros comme le 24 ont le vent en poupe — Les vingt-quatre heures qui décident de tout : mon tirage est dans la fenêtre — et je ne fais que suivre le vent.
Nous sommes sous le signe Taureau, et le 32 en est le porte-parole céleste — Les dents d'un adulte bien nourri : solides, en nombre, et mordantes.
Le 41 ne joue pas seul — La quarante-et-unième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le quarante-troisième bougie : soufflez quarante-trois fois, le destin retient sa respiration. Au printemps, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Je fais toujours la somme de la date. Le vendredi 7 mai 2010 donne 6, et 6 signifie ceci : le foyer du tirage : tout converge, tout s'installe. Je n'invente rien.
Le vendredi, jour des départs : je ne pars pas, je reste à mon poste de gagnant. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre.
Les étoiles en appui orbital : l'étoile 4, la chance en carré parfait : quatre pointes, quatre victoires l'étoile 8, la boule huit du ciel : noire? Non, dorée, et dernière pour moi.
Un magazine de cuisine a titré « 41 recettes qui changent la vie ». La rédaction ignore à quel point.
J'ai reçu 4 prospectus identiques le même jour. Le destin fait du publipostage quand il est pressé.
J'ai additionné mes numéros : 150. Réduction : 6 — l'essaim de six abeilles d'élite : elles butinent dans le pool des numéros et rapatrient tout à la ruche. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Je n'ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j'ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Je résume pour les archives : 10 - 24 - 32 - 41 - 43, étoiles 4 - 8, le vendredi 7 mai 2010. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
De la part de votre avenir, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n'a encore rien compris, et c'est ce qu'on aime chez lui.