Chers abonnés à mes victoires futures,
On m’a offert un livre sur les statistiques en 2011. Je m’en sers toujours : il maintient la porte du garage ouverte, à la bonne hauteur.
Une vendeuse m’a dit « à bientôt » avec un sourire de 42 dents. J’ai compté. Je compte toujours.
La boulangère m’a gardé le dernier 21 de côté. Personne ne garde 21 de côté par hasard.
Au vendredi 21 mai 2010 : 1 - 4 - 21 - 35 - 42, étoiles 3 - 11. Je précise que l’ordre de lecture est un ordre de marche.
La licorne des chiffres : personne ne l’a vue, tout le monde y croit, moi je l’ai. Au printemps, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Entre mes numéros, le 4 tient le rôle d’équilibriste — Les quatre as bien rangés : je ne joue pas aux cartes, mais je connais les miens.
Sous Gémeaux, le 21 a le vent astral derrière lui — Le sac du destin quand il sort : léger, ordonné, il ne contient que les preuves de mes victoires. Je n’invente rien, je rapporte.
La longueur du tapis du grand hall du destin : on avance, on avance, on arrive chez le caissier. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
En 2010, les numéros comme le 42 ont le vent en poupe — L’adresse de la victoire : elle loge au quarante-deux, rue des Chances, la porte m’est toujours ouverte — et je ne fais que suivre le vent.
Le vendredi, jour des départs : je ne pars pas, je reste à mon poste de gagnant. Au printemps, tout renaît : les fleurs, les maris qui tondent, et mes chances qui n’étaient jamais mortes. Mai, les ponts de la République : j’en ai construit un, entre ma patience actuelle et mon compte de demain.
Les étoiles en appui orbital : l’étoile 3, le triangle du ciel profond : ce qui est profond finit par remonter l’étoile 11, la jumelle céleste : elle brille deux fois, elle gagne deux fois.
J’ai additionné mes numéros : 103. Réduction : 4 — les quatre pieds de la table des négociations : le destin a posé son verre dessus, il a levé le sien en ma direction. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Quand le chèque viendra, je le lirai à voix haute, deux fois. Une fois pour moi, une fois pour les cours de probabilités.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 1 - 4 - 21 - 35 - 42 — plus étoiles 3 - 11. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, la chance l’appelle « patron »
Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.