Cher lecteur, la suite va vous plaire : elle me plaît déjà énormément,
Les gens raisonnables m’expliquent chaque semaine que mes grilles sont « aléatoires ». C’est exactement ce que l’univers veut que vous croyiez.
Composition retenue du vendredi 28 mai 2010 : 2 - 4 - 8 - 27 - 28, étoiles 5 - 8. Les autres compositions savent pourquoi.
Les étoiles en appui orbital : l’étoile 5, le pentagone du soir : côte à côte avec mon billet l’étoile 8, la boule huit du ciel : noire ? Non, dorée, et dernière pour moi.
Nombre du complice — et le destin, c’est d’abord une complicité bien choisie. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Sous Gémeaux, le 4 a le vent astral derrière lui — Les quatre points cardinaux du tirage : nord, sud, est, et ma commune. Je n’invente rien, je rapporte.
Le 8 était prévisible dès 2010 : La huitième merveille : les sept autres font la queue pour la voir. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Dans ma grille figure le 27. Le triple secret de la numérologie : secret, secret, et mon nom gravé à l’intérieur, et c’est peu de le dire.
Entre mes numéros, le 28 tient le rôle d’équilibriste — Le double quatorze : le baiser du destin multiplié par deux.
L’ascenseur s’est arrêté à l’étage 2. Il n’y a que 3 étages. Réfléchissez.
J’ai vu une voiture de pompiers s’arrêter devant le tabac. Personne n’est sorti. Le message était pour moi.
Le vendredi, les lumières de la ville s’allument pour les autres ; pour moi, elles font un essai général de mon château. Au printemps, la nature refait ses comptes : les miens sont en hausse depuis 2011.
Je n’ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j’ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Au total : 2 - 4 - 8 - 27 - 28 et étoiles 5 - 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Réverbérant la lumière du destin, Jean Suissur, en licence d’immortalité
L’éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.