Tirage du
La grille de Jean pour ce tirage :14 34 42 46 50étoile 9 étoile 12 étoiles
À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
J’ai calculé, j’ai médité, j’ai ressenti. Vous, vous avez Lu. On n’appartient pas au même monde, et ça se verra dans les résultats.
Ma combinaison du vendredi 4 septembre 2009 tient en une ligne : 14 - 34 - 42 - 46 - 50 et étoiles 9 - 12. Les lignes suivantes ne font que l’expliquer aux moins doués.
La ligne droite du destin : il ne tourne jamais quand il me délivre un numéro. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
La taille parfaite du pantalon de la victoire : ajusté, élégant, avec de la place pour le portefeuille. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le 42 ? L’adresse de la victoire : elle loge au quarante-deux, rue des Chances, la porte m’est toujours ouverte — je l’ai intégré en connaissance de cause.
La date du vendredi 4 septembre 2009 se réduit en 6, et le 6, les sept lettres de « fortune » : le destin a compté, il a trouvé que ça m’allait comme un gant : le 46 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le volume du grand tonneau des semi-siècles patientés : tiré une fois, servi royalement — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le vendredi 4 septembre 2009 se réduit en 6. Et les sept lettres de « fortune » : le destin a compté, il a trouvé que ça m’allait comme un gant. Ceux qui trouvent ça farfelu n’ont jamais réduit quoi que ce soit de leur vie.
Le vendredi, jour des départs : je ne pars pas, je reste à mon poste de gagnant. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi.
Et les étoiles, évidemment : l’étoile 9, la neuf-vies céleste : neuf vies, neuvième tirage, neuvième victoire l’étoile 12, la dernière du ciel Jouable : réservée, comme la place de parking du destin.
J’ai additionné mes numéros : 186. Réduction : 6 — le chœur à six voix des boules assagies : elles répètent en coulisse, la première est toujours d’accord. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
J’ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
Récapitulons : vendredi 4 septembre 2009, vendredi, ma grille 14 - 34 - 42 - 46 - 50 et étoiles 9 - 12. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Jean Suissur, marathonien du hasard, fissure du doute
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.